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serge Le 15/12/2007 à 11:19Google in challenge to Wikipedia By Richard Waters in San Francisco Published: December 14 2007 21:41 | Last updated: December 14 2007 21:41 Google has taken direct aim at Wikipedia with a project designed to supplant the collectively produced encyclopedia as the primary source for basic information on the web. Known as Knol, and currently restricted to a limited test, the service is a highly ambitious attempt to collect and organise “user-generated information” in all fields of knowledge. The move echoes other Google efforts to transform online behaviour – although some, such as Google Base, designed as an open database to collect items for sale, have failed to catch on widely. With Google’s service, anyone will eventually be able to write a web page about any topic they want, and have it indexed by Google and other search engines. Authors will also be able to benefit from any advertising placed on the page. Google gave few details about how it would rank submissions to highlight the most accurate or useful, but the group said user ratings would be important. “A Knol on a particular topic is meant to be the first thing someone who searches for this topic for the first time will want to read,” Udi Manber, a Google engineer, wrote on a blog post that announced the project. That role is often taken by Wikipedia entries, which frequently appear high on Google’s and other search engines’ results, making the collective encyclopedia one of the 10 most-visited sites. The design of the Google project seeks to address some of the fundamental issues that have hampered the controversial Wikipedia. Entries in the encyclopedia are anonymous and often lead to heated “edit wars”, as people with rival opinions compete to change items. By contrast, Google plans to identify its writers and avoid the collective editing process altogether. “The key idea behind the Knol project is to highlight authors,” Mr Manber said. He added Google expected rival notes to appear on many topics: “Competition of ideas is a good thing.” That approach will avoid the “problems of governance that come from trying to run a collaborative community” like Wikipedia, said Larry Sanger, a founder of the website who split with that project over its failure to apply stricter editing policies. Copyright The Financial Times Limited 2007
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serge Le 15/12/2007 à 11:32LExpansion.com du 14 décembre 2007 Google s'attaque à Wikipedia par LExpansion.com Google va proposer aux internautes d'écrire des articles pour constituer une encyclopédie de référence. Les auteurs seront payés en retour grâce à des publicités. Un affront direct à Wikipedia, que la blogosphère apprécie très peu. Google n’en finit plus de dévier de son axe. Le groupe internet, soucieux depuis ses débuts d’organiser et de rendre accessibles les informations en ligne, en vient à se dire qu’il serait peut-être bon également de les produire. Dans un billet de son blog jeudi soir, Google a donc annoncé l’ouverture prochaine de Knol, un service au nom d’extra-terrestre qui ne craint pas de percuter la planète Wikipedia. Tout comme l’encyclopédie libre et gratuite, il s’agit de faire appel aux internautes pour constituer des articles de référence sur tous les sujets imaginables, qu’ils soient scientifiques, médicaux, géographiques, historiques, qu'ils portent sur des produits ou des guides techniques. Sur le coup, Google a peut-être sous-estimé le big bang qu’il allait déclencher en ligne. Ainsi, nombre de blogs technologiques jugent que le moteur est allé trop loin en s’attaquant au symbole mondial de l’internet participatif, estampillé 2.0. Passe encore lorsqu’il s’agit de titiller Microsoft avec des logiciels bureautiques en ligne, ou les opérateurs télécoms avec un système d’exploitation mobile, mais quel est pour lui l’intérêt de doublonner Wikipedia… sinon pour le remplacer et renforcer son hégémonie, demande en substance Techcrunch ? Knol n’est rien que le « mouvement d’une entreprise en quasi monopole qui veut s’assurer de conserver des matières premières gratuitement (en l’occurrence le contenu des knols), pour les revendre par la suite », répond Giga OM. Quel est donc le but de Google ? Officiellement, les fondateurs Sergei Brin et Larry Page sont soucieux de donner aux internautes des outils enfin accessibles et performants pour partager leur savoir, explique Udi Manber, responsable du projet. Contrairement à Wikipedia, où plusieurs internautes peuvent travailler sur une entrée, le knol n'est associée qu'à une seule personne qui prend en charge un sujet, et dont la photo figure en évidence sur la page. Cette prime aux experts, présentée comme un gage de sérieux, est déjà défrichée par Citizendium, encyclopédie alternative que nous vous présentions l’an dernier. Google ne renoncera cependant pas totalement aux bonnes recettes communautaires. Le contrôle éditorial sera confié aux internautes, chargés de noter et de commenter les articles, et d'aider des algorithmes à privilégier sur un même sujet le knol le plus pertinent. Une manne publicitaire Derrière la couche de justification philanthropique toujours appliquée avec soin par le moteur, la publicité – qui représente la quasi totalité des revenus publicitaires de Google – n’est jamais très loin. Contrairement à Wikipedia qui se raccroche à des donations pour boucler ses fins de mois, Google, dont les moyens sont déjà considérables, prévoit d'inclure des liens sponsorisés dans ses knols. Ces revenus publicitaires seront d'ailleurs en partie reversés aux auteurs, selon un pourcentage encore inconnu. De quoi susciter quelques vocations, débaucher des talents sur Wikipedia et constituer le plus rapidement une base susceptible d’intéresser les internautes. Forte de dix millions d’articles en 253 langues, Wikipedia a en effet pris une belle avance. Sa notoriété et son contenu dense lui assurent une présence très enviée en tête des réponses des moteurs de recherche. L’un des articles français les plus visités, la page France, premier résultat sur Google, est lu près de 150.000 fois par jour ! Pour Google, cette présence devient encombrante. Surtout depuis que Wikipedia le court-circuite totalement, grâce aux barres d'outils des navigateurs qui vont directement piocher dans l'encyclopédie. Dans une moindre mesure, ce succès a aussi donné des idées à Jimmy Wales, co-fondateur de Wikipedia, qui planche depuis l'an dernier sur un moteur de recherche concurrent de Google, qu’il promet plus pertinent. C'en était visiblement trop pour le géant de l’internet qui garderait bien tous ces visiteurs dans son univers, au risque de faire naître quelques craintes de favoritisme chez les observateurs. Les knols ne risquent-ils en effet pas de remplacer Wikipedia dans les résultats de recherche ? Udi Manber promet que Google ne leur accordera aucune prime. Et que ces pages seront accessibles aux autres moteurs et en licence Creative Commons. Des propos rassurants qui visent à étouffer le plus rapidement toute polémique, alors que le service n'est pour l'instant ouvert qu'à quelques contributeurs invités, et qu'aucune date de mise en ligne a été communiquée. http://www.lexpress.fr/info/economie/infojour/infos.asp?id=136684
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