La Bourse de Paris a gagné 1% cette semaine
(Easybourse.com) Un vent d'optimisme a soufflé cette semaine sur les places boursières, qui ont apprécié la publication des stress tests bancaires ainsi que les nombreux résultats semestriels d'entreprises. Le CAC 40 termine sur une hausse hebdomadaire de 1%.
Les investisseurs ont provisoirement mis de côté leurs inquiétudes sur les dettes souveraines et la croissance économique en Europe pour profiter de l'éclaircie qui s'est dessinée dès lundi avec la publication des stress tests.Malgré les critiques sur son niveau d'exigence, l'exercice s'est avéré favorable aux banques qui ressortent comme les grandes gagnantes de la semaine, tandis que l'euro a franchi le cap des 1,30 dollar à la faveur de bons indicateurs macroéconomiques. Ainsi, l'indice de confiance agrégé des consommateurs et des chefs d'entreprises en zone euro a atteint en juillet son meilleur niveau depuis mars 2008 ; par ailleurs le taux chômage en Allemagne a reculé à 7,6%, son niveau de 1992.
Pendant ce temps, la reprise patine aux Etats-Unis. Le PIB américain n'a augmenté que de 2,4% au deuxième trimestre, contre 3,7% (chiffre révisé) au premier. «Il ne faut pas trop être pessimiste sur le chiffre du deuxième trimestre. La croissance américaine n'est pas remise en cause», tempère Dominique Barbet, chef économiste chez BNP Paribas. Le CAC 40 a tout de même cédé 0,24% vendredi suite à cette statistique.
Les valeurs de la semaine
Une pluie de résultats trimestriels a animé le marché parisien cette semaine. Parmi les bonnes surprises, Total, Publicis, Cap Gemini ou encore Renault et Peugeot ont tous annoncé des résultats en forte hausse.
En revanche EDF a dévoilé des chiffres inférieurs aux attentes en raison d'une provision sur la perte de valeur de ses activités nucléaires aux Etats-Unis. Le groupe, qui va devoir coopérer davantage avec Areva pour conquérir de nouveaux marchés à l'international, a réévalué à la hausse le coût de l'EPR de Flamanville.
Les bancaires ont enregistré les meilleures plus-values sur la semaine, grâce notamment à l'assouplissement des règles dites de Bâle III qui visent à limiter la prise de risque des établissements financiers à compter de 2012.
F.S.
Publié le 30 Juillet 2010





