Impôts : après 2012, le déluge ?
(Easybourse.com) Le gouvernement s'en tient au dogme du « Touche pas à mes impôts », Christine Lagarde l'a réaffirmé ce matin : « pas de hausse d'impôts en France avant la fin du quinquennat ». Mais au-delà, son collègue du Budget, François Baroin, a déjà évoqué la nécessité de trouver de nouvelles recettes.
«Je n'ai pas été élu pour augmenter les impôts», aime à répéter Nicolas Sarkozy, pour qui les prélèvements obligatoires sont avant tout un frein à la création d'entreprises et une incitation à l'évasion fiscale. Ce matin sur Europe 1, Christine Lagarde a défendu cet engagement présidentiel en dépit des inquiétudes sur la capacité de la France à tenir une autre promesse, celle de la réduction des déficits.Il n'y aura «pas d'augmentation des prélèvements obligatoires» avant les élections présidentielles de 2012, a assuré la ministre de l'économie. «On est déjà champions d'Europe (ndlr: des prélèvements obligatoires), il ne faut pas charger la bête», a-t-elle ajouté. Ses propos font écho à une lettre envoyée par François Baroin aux parlementaires, dans laquelle le ministre du Budget évoque une hausse des prélèvements (CSG, CRDS…) à compter de 2013.
Vers une hausse de la CSG
«On joue sur les mots, s'insurge Nicolas Bouzou, économiste et directeur du centre de prévision Astérès. La lutte contre les niches fiscales va de toute façon entraîner une hausse des prélèvements obligatoires. Or, c'est vrai que la France est déjà l'un des pays où ces derniers sont les plus élevés. Christine Lagarde a raison de ne pas vouloir augmenter l'impôt sur le revenu ou la TVA.»
Cependant, étant donné la faible croissance de notre pays – le gouvernement a récemment revu sa prévision pour 2011 à 2% au lieu de 2,5% -, il devient urgent de trouver de nouvelles recettes fiscales. «Je crains qu'on assiste en 2012-2013 à des hausses d'impôts significatives, que ce soit la CSG (contribution sociale généralisée), la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) voire l'impôt sur le revenu», souligne Nicolas Bouzou. «En rabotant les niches fiscales, on est loin du compte. Ce qu'il faudrait, c'est engager une vraie réforme des dépenses sociales (assurance maladie, dépendance, etc) et poursuivre les efforts de réduction des dépenses de l'Etat», ajoute-t-il.
De fait, si Nicolas Sarkozy se représente, il aura bien du mal à renouveler sa promesse.
François Schott
Publié le 02 Septembre 2010
Derniers commentairesAccès aux forums
petit soulier a dit:
on ne parle pas de suprimer (avantages)aux ex présidents et leurs familles!!!!!! et non pas de réduire le train de vie honteux des députés et des élus !!!et pour finir les doubles et triples mandats!!!! force est de constater que l'on prend les français pour des cons





