La dette française reste attractive
(Easybourse.com) L'Agence France Trésor a placé comme prévu 9,5 milliards d'euros de dette à moyen-long terme ce jeudi, à des taux moindres qu'avant la perte du triple A. Le succès de cette adjudication soutient le rebond du CAC 40 et de l'euro.
La France a réussi son premier test sur les marchés après la perte du triple A. L'Agence France Trésor (AFT), qui gère la dette, a annoncé avoir levé, comme prévu, 9,463 milliards d'euros sur des échéances moyen et long terme avec des taux en net repli.Cette émission s'est faite en deux tranches: 7,965 milliards d'euros levés sur trois échéances à moyen terme (2 ans, 3 ans et 4 ans) et 1,498 milliard d'euros d'emprunts indexés sur l'inflation à moyen terme et long terme (4 ans, 10 ans et 28 ans). L’ensemble de ces lignes a rencontré une forte demande et bénéficié de taux d’intérêt en nette baisse, signe que les investisseurs maintiennent leur confiance à la signature française.
L'euro remonte
Théoriquement l'abaissement de la note d'un pays induit un risque plus élevé pour les investisseurs et se traduit par une hausse des taux. Or depuis lundi tous les pays européens qui se sont présentés sur le marché de la dette, la France, l'Espagne, le Portugal et l'Allemagne, ont réussi à emprunter largement avec des taux en baisse.
A l’instar de la France, l'Espagne a fait carton plein jeudi en parvenant à emprunter beaucoup plus que le montant espéré, et à des taux réduits sur l'échéance à dix ans, la plus sensible pour les marchés. Le trésor espagnol a emprunté 6,609 milliards d'euros, soit un montant bien supérieur à son objectif compris entre 3,5 et 4,5 milliards d'euros.
Ces émissions sont positives pour l’euro qui est repassé ce matin au-dessus des 1,29 dollar, tandis que les bourses européennes affichent de confortables gains en milieu d’après-midi. Vers 15h40, le CAC 40 gagne 1,5% à 3313 points, un niveau qu’il n’avait plus atteint depuis la fin octobre.
L’enthousiasme des investisseurs pourrait toutefois vite retomber compte tenu des négociations difficiles entre la Grèce et ses créanciers et des menaces d’une dégradation de la note de l’Italie.
F.S. (avec agences)
Publié le 19 Janvier 2012







