Dans une note intitulée « L’éclaircie se confirme », l’Institut national de la statistique (Insee) a confirmé vendredi la reprise de l’économie française annoncée cet été par François Hollande.

« Dans l’ensemble des économies avancées, le climat des affaires retracé dans les enquêtes de conjoncture a continué de s’améliorer cet été, ce qui laisse attendre une poursuite de l’embellie d’ici la fin de l’année. En particulier, l’activité dans la zone euro devrait continuer de croître au second semestre (+0,1 % au troisième trimestre puis +0,3 % au quatrième), stimulée par le faible niveau de l’inflation, une modération de la consolidation budgétaire et le redressement de l’investissement après un ajustement très marqué », souligne l’institut.

« En ligne avec l’environnement extérieur, le climat des affaires s’améliore en France dans tous les secteurs », ajoute-t-il. Cette amélioration a commencé dès avril 2013 dans l’industrie et s’est étendue depuis l’été aux services, au bâtiment, au commerce de gros ainsi qu’au commerce de détail.

Résultat, l’Insee table sur une hausse du PIB de 0,2% cette année contre 0,0 % en 2012. « Ce faible écart en moyenne annuelle masque une nette accélération au cours de l’année 2013 », précise l’Insee.

Le glissement annuel du PIB atteindrait ainsi +0,8 % fin 2013 (contre -0,3 % fin 2012) et la richesse nationale retrouverait son niveau de début 2008. Jusqu'ici, l’Allemagne est le seul pays européen à avoir retrouvé son niveau de production d’avant-crise. « Cela ne veut pas dire que la crise est effacée », a nuancé Cédric Audenis, chef du département de la Conjoncture de l'Insee. Le retour de la croissance d’ici la fin de l’année devrait être sans conséquence sur le chômage qui poursuivra sa hausse au troisième trimestre, à 11,0 %, avant de se stabiliser au quatrième, précise l’Insee. Une stabilisation largement due aux emplois aidés.