Les compagnies low-cost cartonnent
(Easybourse.com) Pour s’imposer dans le paysage aéronautique, faut-il nécessairement être «historique» et intégrée dans une alliance ? N’y a-t-il de la place que pour quelques unes voire une seule compagnie, à l’image de Lufthansa ou British Airways ? Les compagnies low cost Berlin Air et EasyJet prouvent le contraire avec leurs résultats en hausse. «Small is beautiful» devient «small is successful»...
Hasard du calendrier : deux compagnies low cost, allemande et anglaise, publiaient leurs résultats trimestriels pour 2008. Autre point commun : des résultats en hausse et un optimisme raisonnable pour l'année prochaine.
EasyJet prend du galon et s’impose comme un concurrent sérieux
La compagnie aérienne à bas coûts britannique a annoncé aujourd’hui un bond de ses bénéfices et de son activité sur son exercice 2006/2007 (achevé fin septembre).
Le bénéfice net part du groupe a ainsi grimpé de 62% à 152,3 millions de livres (212,7 milliions d'euros) et le bénéfice imposable de 56% à 202 millions de livres (282,1 millions d'euros), pour un chiffre d'affaires en progression de 11% à 1,8 milliard de livres (2,51 milliards d'euros).
La société low cost est plébiscitée par de plus en plus d’usagers avec une augmentation de 13% des passagers transportés, soit 37,2 millions. Le taux de remplissage des avions est quant à lui ressorti à 83,7%, en légère diminution par rapport à l'exercice précédent où il s'était établi à 84,8%. Les ventes de billets ont progressé de 9,2% à 1,62 milliards de livres (2,26 milliards d'euros), et celles de services et autres revenus ont grimpé de 30,4% à 171,2 millions (239,09 millions d'euros).
Un record qui en fait la «quatrième compagnie européenne», selon son directeur général Andy Harrison. Celui-ci se montre d'ailleurs optimiste pour 2008 et compte sur «une hausse autour de 20% du bénéfice imposable sous-jacent », hors coûts liés à l'acquisition annoncée en octobre de la compagnie GB Airways.
Air Berlin deuxième plus grosse compagnie derrière Lufthansa
La deuxième plus grosse compagnie aérienne, derrière l’historique Lufthansa, est une société low cost, Air Berlin, qui se permet même le luxe d’intégrer une nouvelle filiale, la LTU, et de présenter un résultat net et un chiffre d’affaires en hausse par rapport à l’année dernière.
Le résultat net augmente, d’après le communiqué de la société berlinoise en date d’aujourd’hui, et s’établit à 60,8 millions d’euros tandis que les bénéfices sont de 857,6 millions d’euros (+7,2%). Les passagers optant pour Air Berlin sont également plus nombreux de 12%. Une performance moindre que sa consœur britannique mais qui s’explique par la lente intégration de LTU, du fait de l’examen minutieux de cette acquisition par le conseil de la concurrence allemand.
Le patron de Air Berlin, Joachim Hunold, parie sur de meilleurs résultats en 2008 grâce à de nouvelles économies et à une activité plus efficiente de LTU : «2008 doit être l’année de l’amélioration des résultats de Air Berlin» a-t-il déclaré dans son communiqué.
Un enthousiasme communicatif qui a accompagné un retour en grâce de l’action dans le cœur des investisseurs, après avoir été délaissée depuis un mois. A l’ouverture de la bourse, elle reprenait des couleurs avec un bond de plus de 5% et valait 10,50 euros. Une hausse relative car, dans l’absolu, le cours de l’action est inférieur à sa valeur originelle, lors de son entrée en bourse en mai 2006. Elle valait alors 12 euros.
Laure Gaillard
Publié le 20 Novembre 2007





