Doit-on craindre le retour de l’inflation ?
(Easybourse.com) Contre toute attente, après plus de quinze ans de politique monétaire ancrée sur la maîtrise des prix, le FMI sonne la fin de la désinflation.
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Interview
Philippe Waechter
Directeur de la recherche économique
Natixis Asset Management
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Interview
Laurent Berrebi
Chef économiste
Groupama AM
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Interview
Michala Marcussen
Directeur de la recherche économique
Société Générale Cross Asset Research
Dans une interview mi-février, Olivier Blanchard, chef économiste du Fonds Monétaire International (FMI), défend l’idée pour les économies occidentales d’accepter une inflation supérieure à 2%. Et de préciser, «rehausser l’objectif de hausse des prix à 4% n’est peut-être pas une mauvaise chose notamment pour empêcher d’éventuels chocs de plonger les économies dans les méandres de la déflation».
On se souvient en effet du Japon, engouffré dans la spirale infernale de la baisse des prix laissant les performances économiques du pays en berne sur plus de dix ans.
Cet appel à plus de souplesse n’a pas laissé indifférent. La nouvelle a fait mouche dans les hautes instances monétaires. «Totalement contre-productif… et extrêmement dangereux», s’est offusqué d’emblée Jean-Claude Trichet, le gouverneur de la Banque Centrale Européenne . Et d’ajouter «en faisant cela, on suggérerait que n’importe quel changement est possible dans n’importe quelle direction».
L’indignation s’est propagée. Pour Axel Weber, l’actuel président de la Bundesbank (la banque centrale allemande) et potentiel successeur de Trichet, «le FMI joue avec le feu». Bref, on ne remet pas en cause le sacro-saint objectif de 2% fixé à l’origine de la création de la BCE.
Pour autant, n’en déplaise aux diverses instances monétaires, l’excès de dettes va bien devoir être remboursé un jour ou l’autre. Et la bouffée d’oxygène que peut procurer un léger dépassement de la hausse des prix n’est peut-être pas une éventualité à écarter.
Mais, c’est surtout les conditions économiques qui ont pris une direction nouvelle depuis la crise. Que signifie la maîtrise totale de l’inflation alors même que les économies occidentales s’enlisent invariablement dans un cycle de croissance molle ? C’est ce que nous avons voulu savoir en interrogeant trois économistes de renom : Michala Marcussen de Société Générale, Philippe Waechter de Natixis AM et Laurent Berrebi de Groupama AM. Résultats d’enquête.
Imen Hazgui et Stephanie Villers
Publié le 15 Mars 2010
Derniers commentairesAccès aux forums
goldmember a dit:
Je trouve que le fait de pouvoir compter sur une inflation faible et stable évite la perte de confiance des détenteurs de créances qui comptent bien récupérer autre chose que de la monnaie de singe, augmenter l'inflation c'est rompre le lien entre emprunteurs et prêteurs.
Etonnement a dit:
Inflation, inflation, inflation... Les gouvernements européens ne peuvent plus faire ce qu'ils souhaitent (comprenez : leurs politiques) faire peur à la population reste le meilleur moyen de les obliger à épargner, ainsi les anques génèrent des dépots (réels) par lesquels ceux-ci augmentent des finances virtuelles. Cet argent nouvellement crée permet donc de rembourser les dettes souveraines, n'est-ce pas ? Donc : faisons peur aux contraibuables pour mieux payer notre dette publique... mdr. Ok, mais jusqu'où aller ainsi ?! Jusqu'au dépôt de bilan de la maison France ? Mauvais calculs assurément, non ?
Etonnement a dit:
Je voulais dire : coutera le même PRIX, (à sa source) prix de revient, qu'il suffit de répercuter ensuite au prix de vente.
Etonnement a dit:
Un seul moyen pour enrayer les problèmes mondiaux : créez la parité exacte entre toutes les monnaies du monde. Chaque produit coutera (à sa source) le même n'importe où et relancera l'emploi partout. Mais cela reste une utopie evidemment ! Bien à vous





