TVA sociale: solution miracle ou rustine ?
(Easybourse.com) Alors que vient de se tenir ce mercredi 18 janvier le Sommet social organisé par le gouvernement, la polémique continue d'enfler autour d'un des thèmes phare de cette réunion avec les partenaires sociaux: la TVA sociale. Eclairage.
![]()
Interview
Fabrice Cousté
Directeur Général
CMC Markets France
Il s'agit en effet de l'un des thèmes phare de cette journée de discussions, et qui a déjà été l'occasion d'une série de passe d'armes entre politiques de droite comme de gauche.
L'essentiel du financement repose sur les cotisations sociales et donc sur le travail 
Pour Nicolas Sarkozy, dans son discours introductif, "nous avons aujourd'hui un système social qui représente près de 400 milliards d'euros de dépenses. L'essentiel du financement repose sur les cotisations sociales et donc sur le travail".
Comme le rappelle le directeur général de CMC Markets France, Fabrice Cousté, "la TVA sociale consiste à faire basculer sur la TVA une partie des charges qui pèsent sur le travail, donc les cotisations patronales voire salariales, dans l'espoir de donner aux entreprises les moyens de soutenir l'emploi et renforcer leur compétitivité".
Tout l'enjeu réside en effet dans notre capacité à réduire le coût du travail qui plomberait la compétitivité des entreprises françaises, Fabrice Cousté jugeant cette mesure nécessaire "dans un contexte où les perspectives de croissance sont faibles, sinon nulles, où l'emploi doit absolument être soutenu".
La TVA sociale consiste à faire basculer sur la TVA une partie des charges qui pèsent sur le travail 
Les détails ne sont toutefois pas encore connus, le gouvernement n'ayant pas encore précisé si cette réforme, soumise au Parlement en février dans le meilleur des cas, consisterait à diminuer à la fois les charges salariales et patronales ou seulement ces dernières. On ignore également de combien pourrait être augmentée la TVA et sur quels produits.
Soutenue par le patronat, la mesure ne fait guère l'unanimité parmi les syndicats. La CFDT a formulé une contre-proposition visant à limiter la hausse de TVA, laquelle consisterait à augmenter la Contribution sociale généralisée [CSG]. La TVA sociale apparait en effet "assez inégalitaire dans la mesure où il n'y a pas de progressivité sur cet impôt, puisque tout le monde paye la TVA sur tous les produits" souligne Fabrice Cousté.
Reste que "la base taxable en France étant faible -50% des Français ne payent pas l'impôt sur le revenu- il nous faut augmenter un impôt doté d'une large assiette". Ce qui est justement le cas de la TVA et de la CSG... Un mix avec ces deux impôts étant également envisageable et déjà appuyé par la présidente du Medef, Laurence Parisot.
La TVA sociale est assez inégalitaire car il n'y a pas de progressivité sur cet impôt 
Enfin Nicolas Sarkozy a également confirmé rendre sa décision sur le financement de la protection sociale (TVA sociale et flexibilité du temps de travail) fin janvier.
-
Publié le 18 Janvier 2012
Derniers commentairesAccès aux forums
00218200 a dit:
TVA sociale: solution miracle ou rustine ?
C'est dans un contexte marqué par la hausse pérenne du chômage et la perte du...
Je comprends pas três bien.Vous dites: -50% des français ne payent pas l'impôt sur le revenu.Il me semble plutôt, que la vérité est, que -50% le payent.
apomorphine a dit:
Explications: 53,6% des foyers ont été imposables à l'impôt sur le revenu (IR) au titre de leurs ressources de 2006, soit 19 millions de foyers sur les 35 millions que compte le pays. En 2011, 50%...
apomorphine a dit:
En 2009, il y avait 36 millions de foyers en France, et 19 millions était imposable, soit 53,45% de foyers fiscaux imposables. En 2011, à la louche, on peut donc bien dire que 50% des foyers étaient imposables.. Plus clair?
apomorphine a dit:
Donc on peut aussi dire que 50% des foyers ne verse pas l'IR...
lafouine a dit:
Réponse : http://www.durableo.fr/article-tva-sociale-definition-96136813.html






apomorphine a dit: