Pourquoi Google+ risque de changer la donne sur internet...
(Easybourse.com) L'incroyable succès du nouveau réseau social permet à Google de rattraper son retard dans le Web 2.0. Facebook reste, cependant, le numéro un mondial de loin. Pour Google, cette percée pourrait néanmoins lui être salutaire dans sa bataille face à Apple et Microsoft.
Facebook a-t-il trouvé son tueur ? Les marchés du monde entier ont le regard tourné vers Google+, le réseau social du célèbre moteur de recherche. En un mois d’existence, le nouveau «social network» a déjà séduit plus de 25 millions d’utilisateurs. C’est un lancement historique. Il l’est d’autant plus que l’inscription n’est encore possible que sur invitation d’un membre.C’est un véritable soulagement pour Google qui cherchait à se faire une place dans les réseaux communautaires. L’échec de Google Buzz qui visait le succès de Twitter est encore dans tous les esprits. Cette fois, il semble que la mayonnaise soit montée. Pour expliquer ce succès, il faut dire que Google dispose d’une forte réputation sur ses différents outils qui vont de la vidéo, aux photos, en passant par les agendas et bien sûr les boites de courriels. Gmail est d’ailleurs l’un des seuls services de mail à avoir progressé ces dernières années, contrastant avec le déclin des boites Hotmail et autres Yahoo! Mail. Pour l’utilisateur, Google+ boucle la boucle en réunissant tous ces outils. Le membre créé un profil qui a déjà une adresse mail, une base de photos privées, et qui peut désormais être mis en réseau social. Une fois connecté sur le moteur de recherche, il peut même apercevoir une icône en haut à droite pour l’informer des nouveautés sur sa page Google+ apportés par ses contacts. Cerise sur le gâteau, il est possible d’ajouter un onglet sur Chrome, le navigateur maison, et ainsi garder un œil sur son profil tout en surfant ailleurs. Le service permet enfin de recycler Google Buzz en le déployant sur le nouveau réseau social. Mieux qu’un Widget (petit logiciel installé sur le bureau d'un pc), Google créé un écosystème sur internet à la manière d’Apple dans l’informatique avec ses ordinateurs, ses téléphones et ses tablettes. Un véritable pied de nez à Facebook qui n’a pas les moyens techniques de proposer un navigateur, un moteur de recherche, ou des services de vidéos ni même un système d’exploitation pour smartphone de la puissance d’Android.
Un marché immense pourrait s'ouvrir à Google
Il reste pourtant du chemin à parcourir pour rattraper les 400 millions d’utilisateurs de Facebook. Certains parlent déjà d’un effet de mode éphémère pour ce nouveau service. Mais de nombreux analystes parient sur une percée d’ampleur. Crédit Suisse estime que grâce à Google+, le titre du moteur de recherche pourrait atteindre les 700 dollars en un an, soit cent de plus que le cours actuel.
Il faut dire que l’enjeu est considérable. Tous les grands groupes high tech rêvent de s’installer dans le Web 2.0 (internet communautaire). Apple a avorté d’un Ping dans le communautarisme musical, tandis que Microsoft tente de se relancer avec le rachat de Skype, mais sans convaincre. Pour ces grands groupes, les comptes Facebook, Twitter ou Google+ ne cachent rien d’autres que des consommateurs qu’il suffit de conduire habilement vers d’autres produits. L’exemple d’Apple est saisissant. De nombreuses rumeurs font état de discussions entre Mark Zuckerberg et Steve Jobs (respectivement fondateurs de Facebook et d’Apple). En se rapprochant du réseau social, la firme à la pomme pourra proposer une suite de solutions intégrées qui, de l’iPhone à la tablette numérique en passant par l’iPod, trouvera une communauté de clients servis sur un plateau. Elle envisage même de se lancer dans la téléphonie via des contrats de MVNO. Une perspective qui a fait bondir les opérateurs du monde entier.
Principal motivation, la publicité
Mais pour Google, il s’agit pour le moment d’intercepter le marché de la publicité en ligne qui connait actuellement une croissance exponentielle. La firme californienne est déjà experte dans la publicité ciblée sur Gmail. Désormais, avec un réseau de profils de consommateurs, et tout ce que cela implique comme informations privées, Google proposera des publicités mieux assorties. Il est d’ailleurs leader de la publicité sur mobile depuis le rachat d’AdMob en 2009 pour 750 millions de dollars. Si le succès de Google+ se confirme, il y a donc fort à parier que Google change de taille et fasse aboutir son projet d’écosystème de Web 2.0. Certains parlent déjà d’une «ringardisation» de Facebook et lui promettent le même avenir que MySpace.
Nabil Bourassi
Publié le 04 Août 2011
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Derniers commentairesAccès aux forums
Natou a dit:
J'ai découvert un nouveau réseau social qui s'appelle mitwins.com Il ne fait pas de bruit mais il s’avère être une véritable bombe !
Consultant Arobasenet a dit:
Autant je reste convaincu que Google vient de frapper fort avec Google+ et qu'il connaîtra croissance exponentielle, autant je vois bien Facebook et Google+ cohabiter sur le long terme. Chacun ayant un style différent et avec un public différent.
John a dit:
Honnêtement les réseaux sociaux sur internet... à part ficher tous les abrutis qui y étalent leur vie, ça ne sert à pas grand chose, que ce soir l'un ou l'autre.
Manny a dit:
très franchement, après avoir essayé G+, et la convergence des services google autour du compte unique, relayé sur le mobile... quelques avancées sur la gestion du partage, Google + est le maillon qui s'intègre parfaitement entre les outils que l'on utilise déjà. ça rend obsolète, par essence, notre cher FB sur du long terme.
Sebzo a dit:
Très franchement ? Facebook avec l'arrivée de The Nielsen Company et le renouveau de son interface présentée prochainement risque de couper court aux espoirs de Google Plus !







