Ecrans plats : les japonais vont toujours plus loin
(Easybourse.com) Les groupes japonais sont à la pointe de la technologie? voire de la haute technologie. En l’occurrence trois géants de l’électronique nippone Canon, Hitachi et Matsushita envisagent de s'allier pour produire des dalles-mères d'écrans organiques (OLED) et à cristaux liquides (LCD) pour téléviseurs et autres appareils d’après la presse japonaise. Une nouvelle révolution technologique est-elle en marche ?
Le Nikkei, le quotidien économique japonais, indique aujourd'hui que «Canon, Hitachi et Matsushita sont entrés en phase finale de négociations pour s'associer dans la fabrication de dalles d'écrans plats».
Association de géants pour révolutionner les écrans plats ?
Cette association devrait prendre la forme d’une «importante participation» de Matsushita et Canon dans «la filiale de production de dalles d'Hitachi, Hitachi Displays, pour développer des écrans organiques», précise le journal.
Les rôles seraient répartis de la manière suivante : Canon et Hitachi devraient être les maîtres d'oeuvre du développement des dalles d'écrans organiques de petites et moyennes tailles que Canon exploitera pour équiper ses appareils photo numériques d'écrans OLED (ou OEL). Matsushita (marque Panasonic) utiliserait également la technologie OLED pour ses téléviseurs et pour concurrencer son compatriote et rival Sony qui vient de commercialiser la première télévision de 28 cm basée sur cette technologie performante, mais encore très onéreuse.
Sans renier la technologie LCD puisque Matsushita va renforcer son pouvoir sur la filiale de production de dalles d'écrans LCD de Hitachi Displays, IPS Alpha Technology, prévoyant un investissement de 300 milliards de yens pour ériger une nouvelle usine.
La concurrence est rude sur l’île depuis le rapprochement entre Sony et son concurrent sud-coréen Samsung Electronics pour façonner conjointement des dalles-mères LCD à Séoul. De son côté, Sharp, le pionnier des LCD, continue de faire la course en tête en termes de production de dalles, avec des moyens concentrés au Japon qui dépassent ceux de ses concurrents.
Si révolution il y a, elle est l’objet de grandes précautions de la part des japonais qui ont publié un bref communiqué indiquant que «rien n'est décidé». Le journal économique ne connaît pas le montant exact de cette prise de participation mais l’évalue à plus de à plus de 100 milliards de yens (615 millions d'euros) pour chacun.
Laure Gaillard
Publié le 19 Décembre 2007





