Immobilier ancien: les prix se calment
(Easybourse.com) La hausse des taux d'emprunt qui a débuté au premier trimestre a eu un effet sur la solvabilité des ménages. Avec la hausse des taux de la BCE, le mouvement devrait se poursuivre et contrarier la poursuite de l'envolée des prix de l'immobilier ancien sur 2011.
"L'emballement du marché n'a pas eu lieu au cours des premiers mois 2011, écartant ainsi tout mouvement de hausse généralisé à l'ensemble du marché", tel est le point d'étape qu'a livré hier la FNAIM. Pour son président, René Pallincourt, la légère inflexion du marché immobilier au premier trimestre 2011 par rapport au quatrième trimestre 2010, laisse présager une relative stabilité des prix sur l'ensemble de l'année. "Les prix ont enregistré un léger recul sur le marché des appartements en région Ile de France, Bretagne, PACA et Languedoc Roussillon", a-t-il annoncé sans envisager pour autant, un retournement de tendance.Pour lui, de beaucoup dépendra la hausse des taux durant les prochains mois. La hausse de 25 points de base annoncée par la BCE "pour désamorcer les pressions salariales et le déclenchement d’une boucle prix-salaire (répercussion des pressions salariales sur les prix pour garantir les profits des entreprises) affectera mécaniquement la solvabilité des ménages et devrait de fait exclure une partie du marché".
Les vendeurs hésitent à vendre car ils craignent de ne pas pouvoir se reloger dans de bonnes conditions 
La pénurie de l'offre se poursuit
Pour autant, dans un contexte de pénurie de l'offre, une nouvelle tension sur les prix pourrait être envisageable pour 2011. 83% des professionnels de l'immobilier pensent que nous sommes en situation de demande très nettement excédentaire par rapport à l'offre. Les agences parisiennes ont disposé de 34 mandats sur toute l'année 2010, près de moitié moins par rapport à 2006. Mais, même si 57 % des professionnels de l'immobilier se montrent satisfaits de l'activité du marché immobilier sur le premier trimestre 2011, restent les tensions constatées sur le secteur qui ne peuvent être ignorées. Pour la FNAIM, la pénurie de l'offre s'explique avant tout par une peur des propriétaires de ne pas vendre. Et René Pallincourt d'ajouter : "Les vendeurs hésitent à vendre car ils craignent de ne pas pouvoir se reloger dans de bonnes conditions". Et cette tendance qui fut d'abord constatée sur l'Ile de France est en train de se propager sur l'ensemble du territoire.
Stéphanie Villers
Publié le 08 Avril 2011
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Paradoxe a dit:
Effectivement, les prix délirants créent un paradoxe : la réduction de l'offre. Personnellement, je serai volontiers vendeur pour acheter plus grand, mais j'ai peur de ne pas trouver à me reloger. Donc pour vendre, j'attends la baisse !





