Les prix de l'immobilier seraient surévalués de 15%
(Easybourse.com) Selon Le Figaro qui dit avoir eu accès à une étude interne du ministère de l'Economie, la surévaluation des prix de l'immobilier en France serait de l'ordre de 15% et le retour à l'équilibre devrait se faire d'ici trois à quatre ans. D'après le document cité par Le Figaro, les prix devraient baisser chaque année 'de 3% à 4% jusqu'en 2012'. De plus, sans la loi Tepa (Travail, emploi, pouvoir d'achat), 'la baisse des prix immobiliers au cours des prochaines années aurait été plus proche de 20% que de 15%', selon l'étude que cite le quotidien.
Le journal Le Figaro indique avoir eu accès à un document interne du ministère de l'Economie qui informerait que les prix de l'immobilier en France seraient actuellement surévalués de 15%.
D'après le document cité par Le Figaro, les prix devraient baisser chaque année 'de 3% à 4% jusqu'en 2012' pour ensuite revenir à l'équilibre. Ainsi, 'le point haut des prix immobiliers dans l'ancien a été atteint en début d'année', explique l'étude interne.
Selon cette étude que cite le quotidien, le dispositif de déductibilité de l'impôt sur le revenu des intérêts d'emprunts immobiliers de la loi Travail, emploi, pouvoir d'achat (Tepa), de juillet 2007, notamment, aurait évité à la France un ralentissement plus brutal des prix de l'immobilier.
'Sans cette mesure, la baisse des prix immobiliers au cours des prochaines années aurait été plus proche de 20% que de 15%', précise le document que cite Le Figaro.
Du côté des professionnels de l'immobilier, 'les prix de l'immobilier fonctionnent de façon plus prosaïque. Ils dépendent avant tout du moral des ménages, du niveau de l'emploi ou encore des conditions de crédit', explique Henry Buzy-Cazaux, délégué général de la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim), cité par Le Figaro.
La Fnaim s'attend à une baisse des prix de l'immobilier de 5 % à 6 % à fin décembre et proche de 8 % en 2009.
'Je crois que cette mesure fiscale a surtout permis aux acquéreurs de supporter l'augmentation des taux d'intérêt - de 4 % à environ 5,2 % - en allégeant leurs charges de remboursement', a avancé Jean-François Humbert, président de la Chambre des notaires de Paris, cité par Le Figaro. 'Mais elle n'a jamais été prise en compte par les banques pour augmenter les montants de leurs prêts', a-t-il ajouté.
C.L.
Publié le 17 Décembre 2008







