Après un recul de plus de trois dollars lundi, les cours du pétrole ont encore reflué hier dans le sillage des bourses mondiales.

A New York, le baril s’échange à 68,30 dollars mercredi matin, contre 68,26 dollars mardi soir et reste bien loin des 75 dollars atteints la semaine dernière.

Les craintes d’un assèchement du marché du crédit en Chine, qui ont fait chuter la bourse de Shanghai lundi, pèsent également sur les cours de l’or noir. L’économie chinoise, grande consommatrice d’énergie, tire la demande mondiale de pétrole.

Aux Etats-Unis, où la reprise se dessine dans l’industrie, les stocks de brut restent élevés, ce qui ne favorise pas la remontée des cours. Toutefois, la publication des stocks hebdomadaires cet après-midi à 16h30 devraient faire ressortir une baisse du nombre de barils en réserve, selon le consensus établi par Reuters.

Toujours selon Reuters, la production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a augmenté en août pour le quatrième mois consécutif, dépassant même légèrement les quotas que s’est fixé l’organisation.

L’Opep pourrait corriger le tir lors de sa prochaine réunion, le mercredi 9 septembre, à Vienne.

Les cours du pétrole, qui avaient atteint 150 dollars à l’été 2008, ont chuté à un plus bas d’environ 50 dollars en mars 2009, avant de remonter légèrement au deuxième trimestre.

F.S. (avec agences)