Les Européens outrés après le retrait d'EADS d'un contrat militaire US
(Easybourse.com) Plusieurs responsables européens ont dénoncé mercredi le retrait d’EADS d'un appel d’offres stratégique de l’armée américaine pour des avions ravitailleurs. Selon eux, les Etats-Unis ont fait preuve d’un protectionnisme à toute épreuve.
EADS et son partenaire américain Northrop Grumann jettent l’éponge. Ils ne répondront pas à l’appel de l’Oncle Sam qui souhaite s’acheter de nouveaux avions ravitailleurs.
Et pour cause. L’appel d’offres du Pentagone «privilégie clairement le ravitailleur plus petit de Boeing et ne reconnaît pas comme il le faudrait les avantages d'un ravitailleur plus grand» proposé par EADS et Northrop», a expliqué ce dernier dans un communiqué. Dans ces conditions, rien ne sert de livrer bataille.
Les réactions ne se sont pas fait attendre, notamment en France où le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Pierre Lellouche, a estimé qu’il s’agissait là d’une affaire «grave» qui aurait des «conséquences».
«Cette affaire est grave. Naturellement on est dans un marché d'armement donc on n'est pas dans le droit international classique de l'OMC (organisation mondiale du commerce) mais nous allons réagir», a-t-il déclaré à la presse à l'issue du Conseil des ministres ce mercredi.
Sarkozy en éclaireur
«Ce n'est pas la peine de demander aux Européens de contribuer à la défense globale, de se mobiliser pour la défense commune si on leur dénie le droit d'avoir des industriels qui puissent travailler des deux côtés de l'Atlantique», a-t-il ajouté.
Selon le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, Nicolas Sarkozy évoquera le dossier avec Barack Obama lors de son prochain séjour aux Etats-Unis, à la fin du mois.
Le président français se fera le porte-parole des Européens, la Commission européenne ayant jugé mardi «hautement regrettable» le retrait d'EADS, évoquant un appel d'ofres biaisé.
Rappelons que le contrat des avions ravitailleurs, esitmé à 35 milliards de dollars, avait été attribué une première fois à Boeing en 2003, puis une deuxième fois à Airbus et Northrop Grumman en 2008, et à chaque fois annulé.
Le titre EADS signe la plus mauvaise performance du jour sur le CAC 40. Vers 17h00, il cède 1,17% à 15,26 euros.
François Schott (avec agences)
Publié le 10 Mars 2010
Derniers commentairesAccès aux forums
GEGE17 a dit:
Au moins eux ,iks protègent leurs emplois et leur industrie!
nono a dit:
fallait si attendre, alors faut jouer le même jeux qu'eux... Et je crois qu'ils auront plus à y perdre que nous...







