ArcelorMittal prévoit une baisse de la demande fin 2011
(Easybourse.com) Le groupe de sidérurgie va prendre d'ici la fin de l'année de nouvelles mesures de réduction de l'activité sur son site de Florange, en Moselle. Il évoque des « surcapacités » en Europe.
Après avoir dévissé en bourse cet été, ArcelorMittal s’attend à un ralentissement de la demande dans les pays développés d’ici la fin de l’année. «Au 4e trimestre de cette année […] nous devrions connaître un certain ralentissement, car à ce moment-là, nos clients feront face à une baisse de la confiance des consommateurs et à une baisse de la demande», indique Michel Wurth, membre du comité de direction d’ArcelorMittal, dans une interview à paraître le 15 septembre dans le magazine paperJam.«En Europe, il y a une consommation d’acier qui reste encore inférieure de 20% à 25% de ce qu’elle était avant la crise de 2008. On a donc des problèmes de surcapacités. Ca varie d’un pays à l’autre et d’un marché à l’autre. C’est par exemple mieux en Allemagne qu’en France», ajoute le dirigeant.
Chômage partiel
En conséquence, le groupe prévoit de nouvelles mesures d’adaptation de la production, notamment sur le site de Florange, en Moselle, où il prévoit de recourir au chômage partiel au quatrième trimestre. Ces mesures concernent la branche « Packaging » (emballage), soit environ 600 salariés sur les 3000 que compte le site. Dès avant cela, les contrats d'intérim arrivant à expiration ne seront pas reconduits, et la direction demande à ces 600 salariés de solder jours de RTT en septembre. Rappelons que le groupe a par ailleurs arrêté cet été l’un des deux hauts fourneaux de l’usine, et n’a donné aucune date quant à un éventuel redémarrage. «En tous les cas certainement pas avant la fin de l’année», précise M. Wurth.
Les syndicats ne cachent pas leur inquiétude pour l’avenir du site. Pour la CGT, «la situation industrielle du site d’ArcelorMittal de Florange et le mutisme de la direction, en termes d’informations, ne peut que présager une fin d’année catastrophique pour les salariés, les sous-traitants et les 405 intérimaires». Pour Edouard Martin membre (CFDT) du comité central d'entreprise interrogé par Les Echos, les usines de Florange et de Liège, en Belgique, serviraient de «variables d'ajustement», alors que les usines côtières, et notamment Dunkerque, tournent à plein régime.
En début de semaine, ArcelorMittal et l’américain Peabody Energy ont annoncé avoir trouvé un accord avec le producteur australien de charbon pulvérisé Macarthur Coal, qu’ils vont racheter pour 5,16 milliards de dollars.
Vers 12h10, l’action ArcelorMittal cède 4,01% tandis que le CAC 40 recule de 2,5%.
François Schott
Publié le 02 Septembre 2011







