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Les grands patrons et le vin


Les nouveaux petits rats des champs


(Easybourse.com) La scène du vin voit défiler de plus en plus de danseuses désireuses de parfaire leurs pointes. «Danseuses» c’est le nom donné aux non-spécialistes qui rachètent des propriétés viticoles. Le profil de ces nouveaux petits rats des champs ? Des personnalités ayant réussi dans une autre branche d’activité et investissant leur fortune dans la vigne.
Du CAC 40 en passant par les PME, les patrons français sont de plus en plus nombreux à vouloir devenir des « paysans de luxe » et acquérir de nouvelles lettres de noblesse.

Leur motivation, outre une éventuelle passion pour le vin ? Bénéficier d’un support de réduction d’impôt. «L’investissement dans les vignes offre de réels avantages fiscaux pour les très hauts revenus» souligne Alain Marty, le président du Wine & Business Club. En effet, l'intérêt fiscal n'est pas négligeable, car si l’administration fiscale considère le vignoble comme un outil de travail, le propriétaire peut être exonéré de l'impôt de solidarité sur la fortune et bénéficier d’abattements en cas de donation et de succession.

«L’investissement dans le vin demeure toutefois un placement de connaisseur», souligne Alexis Cuirot, le gérant de la cave Elzevir à Paris. Selon lui, « le vin est un produit de culture ». Sa «consommation dépend surtout de l’environnement familial et du niveau d’éducation. Dans les grandes écoles de commerce ou d’ingénieurs, il y a de plus en plus d’associations œnologiques».

Toutefois, force est de noter que tous les individus de cette nouvelle génération de viticulteurs ont un point en commun : une fortune personnelle qui leur permet d’acquérir les grands noms du vin. « Le coût moyen d’acquisition d’une propriété viticole varie de 300 000 euros l’hectare dans le Bordelais à 5 000 euros l’hectare dans la Loire », précise le président du Wine & Business Club. Un prix qui a flambé suite à l’engouement des grandes fortunes pour la vigne. Il y a une dizaine d'années, 69 000 euros suffisaient pour acquérir un hectare de vigne dans la plaine de Saint-Emilion, aujourd’hui, il faut débourser en moyenne 230 000 euros.

Le vin, un outil de public relations

Si le vin peut être considéré comme un outil de travail, il est à coup sûr un outil de relation publique. On ne compte plus les soirées avec en cadeau de bienvenue une bouteille de bon vin ! « L'impact en termes d'image est extraordinaire » exulte Laurent Dassault, gérant des châteaux Dassault et Lafleur. « Ni Bombardier, ni Gulf Stream, ni Boeing ne peuvent servir leur propre vin lorsqu'ils négocient avec un client pour la vente d'un avion », poursuit-il.

Toutefois, tous n’investissent pas dans la vigne uniquement pour des motifs de prestige ou pécuniaires. Selon Alain Marty, il existe deux catégories de grands patrons investissant dans le vin, « les amoureux du vin, qui sont parfois aussi de véritables vignerons à temps plein, et ceux qui considèrent que ça fait bien d’avoir un domaine ».

Parmi les grands dirigeants français ayant succombé au charme de l’or rouge, on retrouve Bernard Arnault, le patron de LVHM qui est doublement propriétaire du château d'Yquem via LVMH, et du château Cheval-Blanc, acheté sur sa cassette personnelle avec le financier belge Albert Frère. Son concurrent dans le luxe, François Pinault, l’est également dans le vin. En 1993, il s’est offert le château Latour avant d’élargir sa gamme de vins en acquérant, fin juillet 2006, le domaine Engel à Vosne-Romanée, en Bourgogne, qui compte quelques appellations prestigieuses comme le Clos Vougeot, Echezeaux, Grands Echezeaux et Vosne-Romanée premier cru.

Autre marque de luxe et autre nom de domaine : la famille Wertheimer (Chanel) a craqué pour les vins châteaux Canon et Rauzan-Ségla. Les grandes maisons et les grands noms du vin forment en effet un solide couple de danse. Tous deux sont d’ailleurs les invités d’une soirée organisée le 7 septembre par le comité Montaigne, «les Vendanges Montaigne François Ier». Parmi les convives, les représentants des grands noms du luxe : Cartier, Céline, Chanel, Chloé, Dior, Dolce & Gabbana, Gucci, Louis Vuitton ou encore Nina Ricci.

Ces productions grands-patrons sont d’ailleurs parfois assimilées à des «produits de luxe» dont «la qualité ne rentre plus en ligne de compte», selon Alain Marty. Ces Rolls Royce du vin, qui ne représentent que 1% de la production française de vin, semblent de plus rester à l’abri de la crise qui touche le secteur viticole. En effet c’est un grand jeté qui sépare le niveau de revenus et de chiffre d’affaires de ces super productions à celui de l’ensemble des vins français. Rappelons à cet égard que le revenu moyen des viticulteurs a reculé de 35% en 2005.

Le chiffre d’affaires annuel du château d’Yquem est compris entre 19,5 et 32,5 millions d’euros par an, selon un responsable du château. La production par millésime approxime les 130 000 bouteilles, dont le prix de vente par unité est situé dans une fourchette allant de 150 et 250 euros. Ce niveau de production reste toutefois à demi-hauteur de celui du château Latour de François Pinault, dont la production annuelle avoisine les 400 000 bouteilles, les trois vins confondus- le Grand vin, les Forts de Latour et le Pauillac. Quant au chiffre d’affaires généré, la maison a désiré rester discrète sur le sujet.

Pour sa part, la famille Dassault, propriétaire de deux châteaux dans le Bordelais à Saint-Émilion (château Dassault et château Lafleur), ainsi que de vignobles au Chili ou encore en Argentine, réalise un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 6 millions d’euros grâce à une production de 140 000 bouteilles par millésime.

Et 2006 s’annonce comme un millésime « de qualité » selon un responsable du château d’Yquem que nous avons contacté. De quoi encore faire tourner les têtes et enchaîner les pas de bourrée !

Publié le 28 Juin 2006 Copyright © 2006 logo easybourse


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Quand people rime avec alcool


Depuis une vingtaine d’années, les stars du show-biz ne se contentent plus d’écumer les soirées people pour y boire du vin, elles se lancent maintenant dans la production de la boisson des fidèles de Bacchus.
Voici une liste, non exhaustive, des stars devenues des pros de la serpette.

Michel Denisot, a racheté quatre hectares de vignes à Valençay, dans son département natal de l'Indre.

Pierre Richard a produit son premier vin de Corbières en 1989. Le grand blond s'implique personnellement dans les vendanges et la vinification.

Christophe Lambert s'est d'abord associé au sommelier Eric Beaumard en 1997 pour investir dans le domaine La Grand'Ribe dans le Vaucluse, avant de faire équipe avec le décorateur Jean Gyon, en 2002, sur le Château-Tour-Seran dans le Médoc. Christophe Lambert n’intervient pas personnellement dans la production du vin, il est uniquement un entrepreneur.

Johnny Hallyday a annoncé en janvier dernier la création d’une marque de vin, Terres d’Aumes, et de son entreprise viticole, Hallyday Wines Diffusion, en partenariat avec Roger Santa, ami de longue date et propriétaire du domaine Saint-Martin-d'Aumes, dans l'Hérault. Les bouteilles produites portent la mention « découvert par Johnny Hallyday ».

 

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