Etude
Les actions en vogue pour 2007
Marchés émergents, matières premières, quelques valeurs françaises et un soupçon de valeurs étrangères, tels sont les ingrédients d’un bon portefeuille digne de ce nom.
Apprécier et donner son avis sur une valeur boursière n’est pas chose aisée. Pour l’ensemble des professionnels présents, la recette réside dans «la saisie des opportunités quand elles se présentent». C’est alors le stock picking, qui est le maître mot en la matière. C'est-à-dire, la sélection de quelques actions destinées à figurer sur les listes d'achat et de vente, la performance de ces listes devant être largement supérieure à celle du marché.
Ainsi, pour Christophe Besson, «une bonne gestion suppose une adaptation incessante à ce qui se passe sur le marché, des arbitrages en fonction des données économiques et une maîtrise des risques. Les performances sont recherchées par le choix des valeurs. Des opportunités sont alors générés, des portes sont ouvertes, un effet de mode est brisé. Aucune planification n’est réellement envisagée. Le potentiel de la valeur est appréciée sur du long terme».
La ruée sur les gros titres depuis mai créée des opportunités
De son côté, Edouard Carmignac précise que «depuis le mois de mai, en raison notamment du ralentissement observé sur le marché américain, les gens se sont rués sur les gros titres, en particulier les titres indiciels délaissant les valeurs de moindre taille, les marchés émergents, les matières premières, tout ce qui était sensible à l’activité économique en général. Ceci a permis de créer des opportunités manifestes».
Et Didier Le Menestrel d’ajouter : «dans l’équipe de l’échiquier, les histoires d’évolution ou de ralentissement macro économique, on les écoute, mais on s’intéresse d’avantage aux marques des entreprises, à leur fonctionnement, à leur organisation. Depuis la mi 2005, on fait attention à ne pas croire que ce qu’on nous dit dans les différents médias : forte croissance dans le monde, sans inflation et le prix des matières premières qui montent rapidement. Il faut savoir prendre des risques».
Gérard Augustin Normand, pour sa part, complète : «notre principe de gestion est la gestion cardinale : une stratégie de sélection de valeurs sous évaluées, décorrélées de tout indice, qu’elles soient petites ou grandes, dans tel ou tel secteur, tel ou tel pays. Nous faisons des arbitrages de manière anticipée par rapport aux marchés et nous n’hésitons pas à céder des titres qui sont parfois au plus haut. Nous nous concentrons sur les valeurs qui ont un potentiel de revalorisation significative : des valeurs qui ne sont pas au niveau qu’ils devraient atteindre. Pour aider à faire notre choix, une analyse approfondie des éléments fondamentaux de chaque société est effectuée.
Au-delà d’un objectif de performance, ce qui est recherché c’est un détachement de l’évolution des marchés, une moindre dépendance. Si on veut non seulement avancer avec le marché mais également ne pas reculer avec lui, il y a lieu de faire preuve d’imagination et dans tous les domaines. Nous ne faisons pas de distinction entre petites et moyennes valeurs».
I.H.
Publié le 17 octobre 2006
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Encours : près de 5 milliards d’euros
Encours gérés : 3,6 milliards d’euros
