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Alternext, une réponse appropriée aux PME


(Easybourse.com) Plus d’un an après son lancement par Euronext le 17 mai 2005, Alternext a su s’imposer dans le paysage boursier en améliorant la visibilité et la liquidité des valeurs moyennes, conditions nécessaires pour faciliter le financement du développement des petites et moyennes entreprises (PME).

Un marché de référence pour les petites et moyennes valeurs

Conçu comme un outil de développement stratégique, Alternext apparaît comme un relai de financement adapté aux besoins et aux enjeux des PME. Ces dernières occupent clairement une position clé dans l’économie européenne. Selon Jean-François Théodore, Président du Directoire et PDG d’Euronext, les PME sont « le véritable poumon de la cote et la source de son renouvellement ». Pourtant, en raison du véritable parcours du combattant que représente une introduction classique, peu de PME étaient cotées en bourse (moins de 1% sur le 1 million de PME présentes dans l’Union européenne).

A mi-chemin entre le nouveau marché (sans contraintes d’accès ni réelle protection des investisseurs) et l’Euroliste (dont les conditions de fonctionnement sont particulièrement sévères), Alternext vient combler un vide. «Alternext offre de réelles opportunités d’investissement à ces entreprises jeunes mais qui ont largement dépassé le stade de start-up et qui sont capables de soutenir des rythmes de croissance élevés», explique Jean-Sébastien Beslay, gérant chez Trusteam Finance. Grâce à ce marché «les sociétés ont trouvé ce qu’elles attendaient : appel facilité à l'épargne pour financer leur développement et leur croissance, intérêt accru des investisseurs français et européens, notoriété, et crédibilité auprès de la clientèle cible.», précise Fabrice Rosset, Président du Directoire d’Adomos et représentant d’AlterClub.

Un marché en nette progression

A peine quelques mois après sa naissance, Alternext a dépassé le cap des 50 sociétés cotées (49 sociétés cotées sur Alternext Paris et 2 sur Alternext Bruxelles). Depuis le début de l’année 2006, le rythme d’introduction connaît une nette accélération. Sa capitalisation boursière totale est de plus de 2 milliards d’euros et sa capitalisation moyenne de plus de 45 millions d’euros. Profondeur du marché et présence des investisseurs sont au rendez-vous.

Plus de 250 millions d’euros ont été levés à l’occasion des différentes introductions. La taille moyenne des capitaux s’élève à 9,5 millions d’euros, en progression de plus de 50% par rapport à l’an passé. Les taux de souscription sont souvent supérieurs à 5. Les investisseurs individuels jouent un rôle important, puisqu’ils se sont vus allouer jusqu’à 30% de l’offre globale sur certaines opérations. La liquidité a été multipliée par trois. Plus de 3 millions d’euros sont échangés en moyenne chaque jour et une valeur sur trois est cotée en continu.

Des entreprises de profils très variés sont accueillies sur le nouveau marché. Tous les secteurs d’activité ont vocation à être représentés. Aujourd’hui une vingtaine de secteurs distincts sont recensés parmi lesquels les services financiers, l’immobilier, les services aux collectivités, Internet, les logiciels et services informatiques, les équipements électroniques, les médias, la distribution, le luxe, les biotechnologies ou encore les équipements et services de santé. Par ailleurs, aucune discrimination en termes d’origine géographique, Alternext vise à couvrir l’ensemble de la zone euro en phase avec la réglementation européenne. La plupart des sociétés affichent un chiffre d’affaires moyen de 18,6 millions d’euros.

Partant de ce constat, Martine Charbonnier, directeur exécutif de la cote et des émetteurs chez Euronext estime que «le succès rencontré par Alternext depuis sa création il y a un an est la preuve que ce marché répond à un véritable besoin, tant du côté des petites et moyennes entreprises que de celui des investisseurs qui ont répondu massivement présents lors des introductions». Espérons que l'extension des horaires d'ouverture, l’instauration de la cotation en continue et l’arrivée des apporteurs de liquidités réussiront à réaliser le souhait du ministre de l’Economie et des finances, Thierry Breton. A savoir ' réconcilier les Français avec le marché des produits en actions, faire en sorte que l'épargne irrigue l'économie autant qu'elle pourrait le faire, et pourquoi pas, détrôner l’Alternative Investment Market, la Bourse des midcaps de la place de Londres.'

- 25 juillet 2006 -

(Easybourse.com)

Publié le 28 Juin 2006 Copyright © 2006 logo easybourse


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Un cadre fiscal favorable au développement et à la comp&


La loi du 26 juillet 2005 pour la confiance et la modernisation de l’économie a prévu des mesures fiscales incitatives. La première concerne les personnes physiques qui sont autorisées à appliquer la réduction d’impôt dite « Madelin ». Ces contribuables peuvent bénéficier d’une réduction de l’impôt sur le revenu correspondant à 25% des sommes investies dans Alternext dans la limite de 20 000 ou 40 000 euros pour un couple marié. Cette faveur fiscale est réservée aux introductions réalisées à l’occasion d’une augmentation de capital. Autres conditions : que 50 % du capital de la société cotée soit détenu par des personnes physiques et qu’il n’y ait pas de revente avant cinq ans.

Par ailleurs, d’autres mesures ont été adoptées pour les investisseurs institutionnels. Les FCPI et FCPR ont été autorisés à inclure une quotité de 20% d'actions cotées de faible capitalisation, en plus de leur quotité libre sur les 60% et 50% des fonds qui doivent être investis dans le non-coté. De plus, l'impôt de bourse a été supprimé pour les capitalisations boursières inférieures à 150 millions d'euros.
Enfin, les plus values sur titres de participation seront progressivement exonérées : 15% en 2005, 8% en 2006 et 0% à compter de 2007.
 


 

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