Nucléaire
Areva pressé d'améliorer la sécurité de l'EPR
C’est cependant un nouveau revers pour l’EPR, dont le premier modèle doit être livré en 2012 en Finlande avec trois ans de retard sur le calendrier initial.
Vers 10h15, le titre d’Areva cède 4,52% à la Bourse de Paris, pendant que le CAC 40 abandonne 1,42%.
Hier, les autorités de sécurité nucléaire française, finlandaise et britannique ont adressé une déclaration commune au fabricant de l’EPR, Areva, ainsi qu’aux exploitants comme EDF, pour leur demander d' «améliorer la conception initiale de l'EPR».
La critique porte sur la trop grande interconnexion entre deux systèmes de contrôle, supposés être indépendants, l'un faisant fonctionner le réacteur et l'autre assurant sa sécurité.
«L'indépendance de ces systèmes est importante. En effet, si un système de sûreté est appelé à servir en cas de perte d'un système de contrôle, alors ces deux systèmes ne doivent pas faillir simultanément», soulignent les trois autorités.
Areva doit faire évoluer son logiciel de commande et présenter ses améliorations au plus tard en juin 2010.
Pas de retard prévu
Mais le groupe va devoir aussi plancher sur une version alternative de son système de contrôle-commande «car la certitude d'aboutir in fine à une démonstration de sûreté acceptable fondée sur l'architecture actuelle n'est pas acquise», souligne l’autorité de sûreté nucléaire française.
Dans une mise au point publiée sur son site Internet, Areva indique que «la sûreté du réacteur EPR n’est pas mise en cause». Ajoutant que «le groupe garantit la sécurité de son réacteur et soutient la démarche commune des autorités de sûreté allant dans le sens d’une standardisation globale de son modèle de contrôle-commande.»
Contacté par les Echos, un porte-parole du groupe a précisé que la demande des autorités de sûreté n’allongerait pas les délais de livraison des deux réacteurs en cours de construction en France et en Finlande.
F.S. (avec agences)
Publié le 03 novembre 2009
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