Banque
BNP: une capacité financière maintenue malgré le doublement du cout du risque
«Les résultats du groupe sont le reflet de notre capacité à nous adapter à notre environnement» a déclaré en guise d’introduction Baudouin Prot, le directeur général du groupe, devant une assemblée attentive.
Au total sur les neuf premiers mois de l’année 2009, BNP Paribas aura réalisé un bénéfice net de 4,5 milliards d’euros, pas très différent de l’année 2008 (4,4 milliards d’euros). «Cependant, ces résultats ont assurément été générés dans des conditions très différentes» précise le directeur général.
Si les risques de marché se sont fortement réduits, le risque de crédit demeure très élevé.
Les fonds propres pro forma s’élèvent à 61,6 milliards d’euros (+20% par rapport au début de l’année).
«Notre ratio de fonds propre atteint 10%. Bien que le retour sur fonds propres soit de 12%, un peu inférieur à l’an dernier, la solidité financière du groupe a été beaucoup améliorée» indique Baudouin Prot.
Le produit net bancaire est de 30 milliards contre 22,5 milliards sur la période similaire en 2008. Le résultat brut d’exploitation est en augmentation de 50% et atteint 13 milliards d’euros.
«La génération du capital issu de nos résultats est censée permettre de renforcer notre solidité financière et notre capacité à générer du crédit» assure Baudouin Prot. Ajoutant, «chaque million de résultat consacré aux entreprises, permettra de prêter 10 à 15 millions d’euros de plus demain».
6 milliards d’euros provisionnés pour le coût du risque
Le coût du risque est beaucoup plus important qu’en 2008. Les provisions liées à ce coût s’élèvent à 6 milliards d’euros contre 3 milliards l’année dernière. «Notre bonne performance opérationnelle au niveau du résultat brut d’exploitation a permis de compenser cette forte hausse du coût du risque» précise le directeur général.
«Nous ne faisons pas de prévisions chiffrées au sein de la maison s’agissant de l’évolution de ce coût. Nous établissons une estimation trimestre après trimestre. Ceci étant, je pense globalement que nous devrions conserver un coût relativement élevé encore quelques trimestres. Par la suite, une décrue devrait être observée dans la deuxième moitié de l’année 2010» conclut Baudouin Prot.
Imen Hazgui
Publié le 05 novembre 2009
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