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Le Brésil, grande puissance du futur


(Easybourse.com)

Constat et évolution

Le Brésil est l’une des toutes premières destinations des flux

d’investissements directs étrangers (IDE) vers les pays émergents, absorbant entre 2,5 et 3% des flux mondiaux d’IDE.
Après un fort repli des IDE entre 2000 et 2003 (en raison du contexte international défavorable, de l’aversion au risque sur le plan économique, et de la crise en Argentine qui a engendré une érosion de la confiance dans la région), le pays connait un regain d’attractivité depuis 2004. En 2005, les entrées d’IDE s’élèvent à 21,6 milliards de dollars (+7%). Le Brésil se place ainsi au rang de 4ème pays émergent bénéficiaire d’IDE derrière la Chine, Hong-Kong et le Mexique.

Le pouvoir d’attraction

Le Brésil est un vaste marché de 180 millions d’habitants (5ème pays le plus peuplé du monde) et donc de consommateurs potentiels. C’est une plate forme d’exportation vers l’Amérique latine (avec près de 450 millions de consommateurs potentiels). Les atouts du pays résident notamment dans sa

richesse en matières premières, la qualité de sa main d’œuvre à moindre coût et la puissance de son agriculture (un des premiers producteurs et exportateurs au monde, plein boom de l’agrobusiness qui devrait atteindre les 242 milliards de dollars, soit 20% du PIB du pays).
Le gouvernement bénéficie de plus en plus de visibilité, ce qui conforte le choix des investisseurs. Citons la réforme fiscale approuvée en décembre 2003 en vue de supprimer la taxation en cascade  touchant différentes accises et la réforme du système judiciaire votée fin décembre 2004 avec le caractère liant de la jurisprudence du Suprême Tribunal Fédéral et la création d’un contrôle externe des juges. Un deuxième volet d’une réforme intitulée «le Pacte de l’Etat en faveur d’un système judiciaire plus rapide et républicain» a été entamé.

Les principaux secteurs concernés

L’analyse de l’évolution de la distribution sectorielle des flux d’IDE révèle une érosion de la place prépondérante des services (qui représentent plus de la moitié du PIB). Une part croissante des investissements est dirigée vers le secteur automobile et l’aéronautique (Embraer est le 4ème avionneur mondial). La part des IDE dans le secteur énergétique a également fortement augmenté, essentiellement en raison de la percée du secteur exploitation/production du pétrole et des concessions de licences d’exploitation pétrolières accordées par l’Agence Nationale du Pétrole. A noter enfin une forte hausse des entrées dans le secteur de la métallurgie et du textile (respectivement plus de 11% et plus de 14% des entrées).

La répartition des IDE dans le pays varie selon les secteurs d’activité. Si dans le domaine de la tannerie, il vaut mieux aller prospecter l’Etat de Goias qui propose des aides intéressantes pour le coton, il est préférable de s’intéresser aux Etats de Sao Paulo et Rio si l’on travaille pour le marché des cosmétiques et du luxe.

Rôle des IDE dans le financement de l’économie du pays

Arrivé au pouvoir en janvier 2003, le gouvernement du président Lula a fait de l’accueil des IDE une des priorités de son mandat. Au programme, l’assainissement des fondamentaux économiques et la mise en place des bases d’une croissance saine, dynamique et pérenne (par des réformes structurelles, en améliorant la sécurité juridique et financière des investissements, en éradiquant progressivement la  corruption...).

L’insuffisance et la vétusté des infrastructures logistiques, de même que la saturation de l’outil de production mettent en exergue un besoin pressant d’investissement, afin de ne pas compromettre la poursuite d’une reprise de l’activité économique. L’Etat estime à 15 milliards de dollars le besoin annuel d’investissement en infrastructures et à 22,5 milliards de dollars le besoin de renouvellement et d’accroissement de l’investissement productif. Les secteurs prioritaires sont les transports (routiers, fluviaux et ferrés, l’irrigation, l’électricité, l’assainissement, les télécommunications).

Des difficultés perdurent

Citons les coûts prohibitifs du crédit (un taux de base bancaire réel parmi les plus élevés du monde), la fiscalité, le poids de la bureaucratie (malgré une vague de réforme pour remédier au problème), la relative lourdeur des charges sociales et de la fiscalité,  les déficiences des infrastructures, notamment des routes (malgré 444 millions débloqués), le partage des compétences entre l’Union, les Etats de la Fédération et les municipalités.

Par ailleurs, les fortes inégalités de revenu (10% des plus riches concentrent 46% du revenu national, alors que 50% des plus pauvres n’en absorbent que 13%) et le sous emploi restent aujourd’hui les problèmes majeurs du Brésil. Selon l’Institut de Statistiques, 34% de la population (soit 59 millions de brésiliens) vivait sous le seuil de pauvreté de 2 dollars par jour en 2002 et 15% (26 millions de brésiliens) en situation d’indigence avec moins d’un dollar par jour.

I.H.

Publié le 24 octobre 2006 Copyright © 2006 logo easybourse


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Les entreprises françaises
au Brésil


La France se situe à la 4ème position des investisseurs étrangers au Brésil en 2005 (contre la 9ème en 2004) avec des entrées qui s’élèvent à 1,458 Mds de dollars (contre 9,5 Mds en 2004). Le stock d’investissement de la France au Brésil est de l’ordre de 8 milliards de dollars.

Les entreprises françaises sont bien implantées. 35 des entreprises du CAC 40 ont des filiales sur place. Près de 460 groupes français sont présents employant plus de 250 000 personnes.

A l’exception du secteur du bâtiment et des travaux publics, pratiquement tous les secteurs sont représentés.

Parmi les exemples d’investissements significatifs en 2005, nous pouvons signaler l’accord Casino/CBD dans la distribution, l’acquisition de Panex par Seb, et de la société Progeretil par le groupe Roullier, la construction par Michelin d’une nouvelle usine, l’annonce par Rhodia d’un investissement de 10 millions de dollars dans un projet de type «mécanisme de développement propre». En 2006, Renault a annoncé un investissement de 300 millions d’ici 2009 afin de renforcer sa présence dans le pays et d’augmenter ses capacités de  production.

Au-delà des grands groupes, de nombreuses PME s’implantent et se développent au Brésil. Sur les 4200 entreprises françaises qui commercent avec le Brésil, 74% dont des PME.

 


 




 

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