Dossier
Contexte et environnement
(Easybourse.com)
L’innovation autour des moyens de paiement progresse aujourd’hui activement sur deux grandes familles de solutions :
- Les paiements à distance : moyens de paiement entièrement dématérialisés, ils sont adossés aux technologies standard Internet ou Mobile et ne nécessitent, ni pour l’acheteur, ni pour le vendeur d’équipement matériel dédié. Ils reposent pour la plupart sur le principe d’une inscription préalable auprès du fournisseur de la solution de paiement. Cette inscription permet au moment du paiement de s’identifier par une clef personnalisée (adresse mail, numéro de portable etc.) et un mot de passe et de faire le lien, selon les solutions, avec un compte bancaire, une carte bancaire ou un porte-monnaie virtuel [Porte-monnaie virtuel : réserve d’argent stockée sur un serveur informatique, généralement extra-bancaire (type PayPal)]. Contrairement au «sans contact», les paiements à distance sont déjà très répandus à défaut d’être généralisé (e-carte-Bleue de la Banque Postale ; le système Paypal est déjà mondial).
- Les paiements sans contact : moyens de paiement matérialisés par une puce électronique, ils se différencient selon le support utilisé – essentiellement carte ou mobile – et les modalités de dénouement des opérations – paiement carte bancaire ou de crédit versus porte-monnaie terminal [Porte-monnaie terminal : réserve d’argent chargée sur une puce électronique (type Moneo)]. Le règlement est opéré par échange radio en approchant la puce à quelques centimètres d’un terminal d’acquisition.
Ces innovations s’inscrivent dans un contexte réglementaire qui, sous l’impulsion de la Commission Européenne est soumis à des évolutions importantes favorisant l’arrivée de nouveaux acteurs : création en 2002 du statut d’Etablissement de Monnaie Electronique et, pour fin 2009, du statut d’Etablissement de Paiement aux règles allégées par rapport aux Etablissements de Crédit.
Par ailleurs, si l’intervention du régulateur pour ouvrir le marché à la concurrence est forte, elle remet toutefois en cause les modèles économiques existants, ralentissant probablement la prise des décisions stratégiques sur ces nouvelles solutions par les acteurs historiques du métier.
Elles sont également stimulées par un environnement fortement concurrentiel qui dépasse l’univers bancaire. En particulier, les opérateurs de télécommunications, historiquement installés au cœur du commerce à distance, disposent désormais, avec le mobile, d’un vecteur de pénétration qui favorise leur implication croissante dans la chaîne des paiements et motive, en partenariat ou en concurrence avec les banques, une recherche croisée de création de valeur.
Cela étant, il convient de souligner que c’est le choix de la coopération qui a été fait, en France notamment au travers de PEGASUS et de l’AEPM [Association Européenne Payez Mobile]. Sur le plan politique, on notera également la création du Forum NFC qui démontre une volonté allant dans ce sens.
Ces innovations apportent des réponses à des besoins apparus avec l’évolution des modes de consommation (e-commerce, m-commerce) et les exigences croissantes des utilisateurs pour lesquels la carte bancaire se heurte à certaines limites (petits montants, sécurité sur internet mais aussi en face à face et sur les automates, confidentialité et anonymat …).
Enfin, le co-branding devrait favoriser la promotion des innovations techniques et marketing : la possibilité pour une banque et une enseigne commerciale d'apposer leurs marques sur des cartes exigent une recherchent de forte valeur ajoutée. Au-delà des co-branding assez classiques reposant sur des seules logiques d'avantages/réductions et d'accès au crédit (cartes nouvelles frontières, Renault, Total, Intermarché,...), la technologie favorisera les co-brandings avec le monde des transports publics,avec le monde physique et le monde internet (exemple inventé : carte CB co-brandée avec un opérateur internet/mobile et/ou avec un opérateurs de TV/VOD...).
Publié le 16 Juin 2009
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