Finance
Empruntis.com: une cession de capital à l'étude
Empruntis.com, après avoir vendu 40% de son capital au fonds d’investissement 3i en 2006, recherche un autre investisseur. Cette opération avait permis de lever près de 32 millions d’euros. Les co-fondateurs ne souhaitant pas introduire la société en bourse, cette solution a été préférée par les fondateurs.
Actuellement, Empruntis.com voudrait réitérer l’opération et a demandé à la Société Générale d’étudier le marché. Une opération qui intéresserait les investisseurs après la réussite de la cession de l’un de ses concurrents l’été dernier.
La cession de Meilleurtaux.com en tant que modèle
En septembre 2007, Meilleurtaux.com a été cédé à la Caisse d’Epargne pour 50,14% du capital. Cette acquisition a été réalisée pour un prix de 41 euros par action, soit 10% de plus que sa valeur de clôture de la veille.
Le succès de la cession a donc encouragé de telles cessions. Par ailleurs, Internet est un secteur porteur. De plus en plus de services s’y développent comme la banque en ligne. Les assureurs en ligne sont aussi en développement fournissant à leurs clients de nombreuses informations en temps réel.
Ainsi, l’éventualité d’une autre cession du capital de Empruntis.com a attiré des investisseurs importants comme le Crédit Agricole, BNP Paribas et MMA étudient avec attention le dossier.
Empruntis souhaite développer son offre en ligne
Une entrée en bourse ou une cession industrielle ne sont pas envisageables pour les fondateurs, notamment Vincent Lemaire, car ils estiment que la société n’a pas encore atteint la maturité nécessaire.
Le courtier en ligne, principal concurrent du leader meilleurtaux.com, veut développer son offre en ligne en diversifiant son offre et en gagnant des parts de marché sur l’immobilier et l’assurance. De plus, contrairement à son concurrent, il n’est pas présent dans le secteur physique. Enfin, il développe un réseau de partenaires, pour la plupart des établissements financiers français.
Une stratégie qui semble fonctionner, le courtier ayant multiplié les contrats détenant en 2007 près de 50% du courtage en ligne. Une stratégie, qui si elle doit être poursuivie avec la même vigueur, aurait donc besoin des moyens de nouveaux investisseurs de taille.
W.A.
Publié le 21 janvier 2008
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