Marchés
L'Italie veut une fermeture générale des bourses lundi
Dans le cadre de la réunion du G7 qui s'ouvre aujourd'hui à Washington, les conseillers de Silvio Berlusconi ont confirmé que l'Italie souhaitait une fermeture des places financières mondiales lundi. Cette suspension laisserait le temps au G7 de prendre des mesures d'urgence afin d'enrayer l'hémorragie qui affecte les marchés.
Cette semaine, les indices boursiers du monde entier, tant européens, qu'américains ou asiatiques, se sont littéralement effondrés.
Les nouveaux développements de la crise en Europe, le manque d’une action international concertée et la résurgence des craintes sur le système financier américain ont fait plonger les indices d’une ampleur historique.
L’hémorragie des marchés n’a pas été stoppée ni par les différents plans nationaux, ni par la baisse à l’unisson des taux par six banques centrales (BCE, Fed et leurs homologues suédoise, britannique, canadienne et suisse). Et au même moment, la Chine a aussi annoncé une baisse des taux des prêts à un an.
Les marchés sont victimes d’une crise de confiance que seule une action coordonnée mondiale (garantie des dépôts, garantie des crédits aux banques et garantie des crédits des banques aux entreprises) pourra apaiser. C’est pourquoi, les investisseurs attendent beaucoup de la réunion du G7 qui se tient à partir d’aujourd’hui, vendredi, à Washington.
Plongeons historiques
Vendredi, le Nikkei a perdu 9,6% à la clôture vendredi, dégringolant de 881,06 points à 8 276,43 points, son plus bas niveau depuis mai 2003. A la mi-séance, le Nikkei avait perdu plus de 10%, du jamais vu depuis 21 ans.
'Personne n'achète. Les fondamentaux n'ont plus aucune importance désormais et rien n'explique un tel plongeon', commentait Yoshinori Nagano, chef stratégiste chez Daiwa Asset Management interrogé par Reuters.
'Les peurs relatives au système financier américain se sont ravivées. Le gouvernement américain débat encore de l'opportunité d'injecter de l'argent dans les institutions financières. Il doit agir maintenant'.
Toujours vendredi, en cours de séance, le Dow Jones a enfoncé le seuil des 8 000 points, à 7 882,51 points, soit une dégringolade de 19% sur la semaine. Jeudi, l'indice vedette américain a vacillé de 7,33%, son plus fort recul depuis octobre 1987.
Cependant, Nyse-Euronext vient d'annoncer qu'il n'avait pas l'intention de fermer ses places financières lundi. Suite à cette annonce, les bourses ont affiché leur satisfaction.
Le CAC 40 qui descendait de 8% quelques minutes avant l'annonce ne perdait plus que 6,10% à 3 232 points, vers 16h05 ce vendredi.
C.L.
Publié le 10 octobre 2008
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