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L’économie du secteur viticole


Le vin français reprend des couleurs


(Easybourse.com) Les récentes évolutions du marché du vin ont fragilisé la filière viticole française : volatilité des consommateurs, produits plus marketés, stagnation des exportations, concurrence exacerbée… Alors que la saison des vendanges 2006 bat son plein, les premiers signes de reprise sont apparus. Attachés à ce qu’ils considèrent comme un patrimoine culturel, les vignerons entendent bien redonner ses lettres de noblesse au vin français.

Amateurs de vin, à vos tire-bouchons. La récolte 2006 promet d’être de belle qualité : « Le ciel est magnifique, les raisins sont très beaux, il n’y a pas eu du tout de maladies. Tous les indicateurs sont donc au vert », s’enthousiasme Hubert de Boüard de Laforest, directeur du célèbre château Angelus de Saint Emilion.
En termes de volumes, la production devrait être légèrement supérieure à celle de l’an dernier, grâce aux pluies abondantes du mois d’août après la canicule de juillet. Selon les prévisions de Viniflhor, l’office national interprofessionnel des fruits, du vin et de l’horticulture, la récolte devrait atteindre 53,9 millions d’hectolitres, soit un niveau très légèrement au-dessus de celui de l’an dernier (+1,2%). Elle reste cependant inférieure à la moyenne décennale de 55,5 millions d’hl. Après l’engorgement dû à une abondante récolte en 2004 (58,8 millions d’hl), les vignerons ont mis en place une régulation des volumes pour combattre la surproduction. L’enjeu est de taille quand on sait que la production viticole contribue de manière significative à la richesse nationale : elle pèse 9,5 milliards d’euros et se classe au deuxième rang de la production agricole française après le lait. La France fait d’ailleurs partie des 3 plus gros producteurs mondiaux, aux côtés de l’Italie et de l’Espagne : ils représentent à eux seuls plus de la moitié de la production mondiale. Le vin participe aussi de façon considérable à l’économie liée au tourisme et à la gastronomie.


Toujours moins de consommateurs

Après une crise profonde de 2 ans, la tendance à l’alourdissement du stock s’est enfin interrompue cette année grâce à la réaction efficace des professionnels du secteur. Mais les difficultés subsistent, notamment en raison de la baisse constante de la consommation moyenne par habitant en France : elle a diminué de moitié en 40 ans. « Le statut du vin change depuis le début des années 60: du vin « aliment », participant à la ration calorique des ouvriers et des paysans, le vin devient un produit festif de plus en plus réservé à des occasions particulières. Ainsi, si le pourcentage de ménages acheteurs reste proche de 90%, la quantité et la qualité des vins consommés ont beaucoup évolué », explique Françoise Brugière, chef de la division Etudes et Marchés de Viniflhor. Le vin recule donc dans son créneau traditionnel, à savoir la boisson d’accompagnement des repas. Cette évolution profite aux vins haut de gamme : la part des AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) dans la consommation française est passée de 10 à 50% entre 1960 et aujourd’hui.

Des exportations stagnantes

Face au déclin de la demande intérieure, les viticulteurs ont été contraints de développer fortement les exportations pour écouler des excédents d'environ 18 millions d'hectolitres par an, et ce dès le début des années 90. Une stratégie d’autant plus indiquée que la consommation de vin est en augmentation dans les pays qui n’en étaient pas traditionnellement friands, en particulier en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Seul hic : malgré une légère expansion du marché mondial, les exportations stagnent depuis près de 4 ans, ce qui a aggravé les difficultés que la filière française rencontre actuellement. Elles ont représenté 5,6 milliards d’euros en 2004 et en 2005, contre 5,9 milliards d’euros en 2000. « Les plantations de certains pays comme l’Australie ont fait augmenter la capacité de production trop rapidement. D’où une surproduction conjoncturelle au niveau mondial. D’ailleurs, les Américains et les Australiens ont également été touchés, et une régulation a été progressivement mise en place », précise Françoise Brugière. Conséquence de ces efforts, le début de l’année 2006 a été marqué par un redémarrage des ventes, en particulier sur le marché en développement d’Amérique du Nord. Au premier semestre 2006, les exportations de vin français et de champagne s’élèvent à 2,75 milliards d’euros, soit une hausse de 16,8% par rapport à la même période en 2005. Avec une mention spéciale pour la boisson à bulles dont le succès ne se dément pas : ses ventes ont progressé de plus de 40% en valeur sur le seul mois de juin.

La concurrence du bout du monde

Les professionnels ne veulent pourtant pas crier victoire trop tôt. Cette reprise est en effet tirée à la hausse par l’augmentation de la consommation mondiale.

L’intensification de la concurrence due à la mondialisation est un autre facteur préoccupant. Autrefois leader incontestés à l’exportation, les vins français ont du affronter la concurrence d’offres compétitives des pays dits du Nouveau Monde (Etats-Unis, Australie, Chili). Ils ne produisent pourtant que 25% des vins mondiaux, contre 65% pour l’Europe qui reste l’acteur dominant du monde viticole. Mais la part de ces nouveaux pays dans les échanges mondiaux a largement augmenté, passant de 3% en 1985-1990 à 25% en 2000-2005, selon les chiffres de Viniflhor.

Ce bouleversement du marché s’accompagne logiquement de pressions sur les prix. Le vin est de plus en plus soumis aux règles du marketing et de la communication, une nouvelle donne que de nombreux vignerons français ont encore du mal à accepter : «Pour faire face à la concurrence, les vignerons doit être à la fois producteurs et commerçants. Nous devons prendre conscience que le vin n’est pas un monopole français», conclut Hubert de Boüard de Laforest.

Publié le 28 Juin 2006 Copyright © 2006 logo easybourse


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Le bordeaux revient de loin


Entre 1970 et 2000, le premier vignoble AOC de France a connu ses 30 glorieuses. Les exportations sont passées de 500 000 hectolitres au début des années 70 à 2,5 millions d’hectolitres en 1997 et 1998, deux années record. Mais la filière n’a pas su gérer les nouvelles règles du marché imposées par l’influence grandissante des pays du Nouveau Monde. Résultat, les ventes à l’étranger se sont orientées à la baisse année après année, plus particulièrement en 2003 (-7,5%) et 2004 (-12,5%). Heureusement, cette plongée spectaculaire s’est inversée fin 2005. La reprise se confirme en 2006, avec une augmentation de 34% de la valeur des exportations sur les 5 premiers mois. Les bordeaux progressent en particulier aux Etats-Unis et ils reprennent du terrain en Grande-Bretagne, où ils avaient énormément souffert de la concurrence des pays du Nouveau Monde. Avec toutefois un bémol : l’embellie n’est pas homogène. Elle concerne surtout les appellations les plus prestigieuses (médoc, Saint Emilion, graves).
 

Le cépage…qu’est-ce que c’est ?


La vigne appartient à la famille des Ampélidacées qui comprend une dizaine de genres.

Toutes les vignes à raisins de table ou raisins de cuve appartiennent au genre Vitis dans lequel on dénombre près de 40 espèces.

A l'intérieur de chaque espèce, il existe des variétés différentes que l’on appelle cépages (Merlot, Chardonnay, Gamay, Carignan...). Un cépage est donc une variété de vigne, qui produit soit du raisin de table (Italia, Alphonse Lavallée, Chasselas, Muscat...) soit du raisin de cuve (Merlot, Cabernet-Sauvignon, Chardonnay, Sauvignon…).

L'identification des cépages est basée sur l'observation de caractères morphologiques comme la couleur des bourgeons ou des baies, la forme des feuilles ou des rameaux, la dimension des grappes.

On dénombre une cinquantaine de cépages principaux en France.
Parmi les vins rouges, les cépages les plus plantés sont : Carignan, Grenache, Merlot, Cabernet-Sauvignon, Syrah, Gamay, Cabernet franc, Pinot noir.
Et parmi les blancs : Ugni blanc, Chardonnay, Sauvignon, Semillon, Melon, Chenin, Colombard, Riesling.

Source : Viniflhor

 

Quelques bons plans pour œnologues débutants…


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