Budget
RSA, Sarkozy confirme son 'effort de solidarité'
Alors que le gouvernement planche actuellement sur le volet recette du budget 2009, Nicolas Sarkozy a dévoilé officiellement le RSA (revenu de solidarité active) qui sera financé par la mise en place d'une taxation à hauteur de 1,1% des revenus du capital, ce qu'avait avancé Les Echos dès hier.
Le président Nicolas Sarkozy s’est expliqué sur le RSA à Changé, près de Laval : «L'Etat prendra ses responsabilités. Ce ne sont pas les déficits qui financeront la réforme. (...) Je financerai ce nouveau RSA en créant une surtaxe d'1,1 point à la contribution sociale sur les revenus du patrimoine et de placements». La taxe de 1,1% de RSA s'ajoute aux 11% de prélèvements sociaux déjà existants sur les revenus du patrimoine et du capital.
Dès hier, les réactions s’étaient faites entendre. Le Medef fait la grimace, tandis que la gauche semble approuver cette mesure. Parmi la droite, les avis sont plus partagés, voire embarrassés.
C'est assez insolite, politiquement parlant. Ce n'est pas tous les jours que l'opposition se montre enthousiaste à un projet de Nicolas Sarkozy et que la majorité, pour certains, et les milieux d'affaires se montrent sceptiques.
Le système a déjà été testé dans une trentaine de départements français et a soulevé de nombreux débats à l'UMP, en termes de coût et de calendrier. En effet, Nicolas Sarkozy a choisi de généraliser le système dès la mi-2009 au lieu de 2010 voire 2011 que certains avaient évoqué. Le RSA sera examiné au parlement le 22 septembre prochain.
Incitation au travail
Le RSA remplace, entre autres, le revenu minimum d'insertion et l'allocation parent isolé. Il est présenté comme une mesure incitative pour les allocataires des minima sociaux de retrouver un emploi. C'est aussi une possibilité pour les travailleurs en difficulté de bénéficier d'un pouvoir d'achat supplémentaire.
'Concrètement, une personne seule au RMI trouvant un emploi au Smic à mi-temps (500 euros) aura droit à l'équivalent de son ancienne allocation (450 euros) plus 62 % de son salaire (310 euros), soit un total de 760 euros. Cette somme sera perçue comme suit : 500 euros de salaire versés par l'entreprise et 260 euros de RSA', expliquait hier Les Echos.
A Nicolas Sarkozy de souligner : «Toute personne qui reprend un travail verra ses ressources augmenter. C'est un engagement (...) personne ne perdra un centime quand il passera de l'assistanat au travail. C'est une révolution complète dans la définition de nos politiques sociales». Il a aussi rappelé : «je veux changer cette situation scandaleuse dans notre pays qui veut que l'assistanat paie plus que le travail».
C.L.
Publié le 28 Août 2008
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