Justice
Un aveu dès le premier jour de procès sur l‘affaire de corruption chez Siemens
Le procès pénal sur l’affaire de corruption chez Siemens s’est ouvert aujourd’hui sur les aveux d’un ancien cadre commercial qui a reconnu l’existence d’un large réseau de corruption et de caisses noires.
Une caisse noire de 53 millions d’euros pour la division ICS
Il s’agit de Reinhard Siekaczek, un ancien dirigeant de la division de téléphonie fixe ICN, qui a reconnu les faits. Agé de 58 ans, l'homme a avoué la mise en place d’une caisse noire de 53 millions d’euros sur 3 ans dans le but de verser des pots de vin. Le cadre aurait été soutenu par ses supérieurs.
Ce dernier est accusé de 58 cas d’abus de confiance avec complicités. En tout, la justice enquête sur 270 cas de corruption.
La seule décision de justice dans le cadre de cette affaire a été, pour le moment, la condamnation de la division ‘Com’, point de départ du scandale qui a éclaté en novembre 2006, à une amende de 201 millions d’euros en 2007. Siemens s’attend cependant à de nouvelles amendes.
Le début du procès pénal devrait accélérer les choses, celui-ci jugeant l’ensemble des personnes impliquées. La somme reconnue par le premier prévenu dans le cadre de cette affaire ne représente qu’une petite partie des sommes disparues dans les caisses noires, soit 1,3 milliard d’euros selon le rapport interne du groupe allemand.
Le parquet de Munich enquête en outre sur l’ancien directeur financier du groupe, Hans-Joachim Neubürger, ainsi que sur certains anciens membres du directoire. Mais il a renoncé à mettre en examen l’ancien patron du géant allemand, Heinrich von Pierer, qui risque toutefois une amende pouvant atteindre 1 million d’euros dans le cadre d’une procédure pour manquement au devoir de surveillance.
W.A.
Publié le 26 Mai 2008
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