Economie
Un plan d'austérité pour le Canada
Face à la dégradation des conditions économiques dans le cadre de la crise actuelle, le gouvernement conservateur canadien a annoncé plusieurs mesures ce jeudi. Ainsi, le ministre des Finances canadien, Jim Flaherty, a déclaré que le gouvernement avait l'intention de réduire ses dépenses.
Le gouvernement voudrait supprimer les subventions fédérales aux formations politiques, qui constituent plus de 50% du financement des partis d'opposition. De plus, le gouvernement fédéral a demandé à tous les ministères de réduire les dépenses dans les réceptions, les voyages et les services de consultants externes.
D'autre part, le ministre des Finances canadien a indiqué la volonté gouvernementale de limiter les augmentations de salaire des fonctionnaires et de suspendre du droit de grève dans la fonction publique jusqu'au 31 mars 2011.
Cependant, il a présenté peu de mesures économiques directes pour une relance, ce qui a vivement été critiqué par l'opposition. Le gouvernement fédéral prévoit notamment de vendre des actifs. Ainsi, le libéral Stéphane Dion, chef de la principale formation d'opposition, a déclaré qu'il s'opposerait au plan conservateur, tout comme les deux autres partis d'opposition, le Bloc québécois et le Nouveau parti démocratique.
'Ce que les conservateurs présentent ce n'est pas un énoncé économique, mais un énoncé idéologique', a souligné le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe.
Néanmoins, le ministre des Finances a précisé qu'il déciderait dans les prochaines semaines 'de l'ampleur des stimulants que nous injecterons dans l'économie, en unissant nos efforts à ceux de nos partenaires internationaux'. Mais jusqu'à présent, Jim Flaherty n'a mentionné que le projet de définir d'ici janvier 'un nombre limité de projets clés d'infrastructure dans l'ensemble du pays' qui pourraient être lancés.
Au début de la semaine prochaine, le plan des conservateurs doit être soumis au vote de confiance au parlement, qui pourrait entraîner la chute du gouvernement si chacun reste sur ses positions. En effet, les trois partis d'opposition disposent ensemble d'une majorité à la chambre des Communes.
C.L. (avec agences)
Publié le 28 novembre 2008
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