Hausse spectaculaire de l'excédent commercial japonais
(Easybourse.com) La balance commercial du Japon affiche en février un excédent en hausse de 818,8%. Il s'agit de la plus importante hausse en 30 ans. Le redémarrage de l'économie mondiale explique cette progression. Une politique économique restrictive chinoise pourrait toutefois impacter les exportations japonaises.
Le pays du soleil levant exulte ! Avec une augmentation spectaculaire de son excédent commercial, les japonais veulent croire à la fin de la crise économique. Au mois de février, la balance commerciale japonaise a enregistré un excédent de 651 milliards de yens (5,3 milliards d’euros), soit une hausse de 818,8% en un an. Les exportations ont bondi de 45,3% sur cette période. Les importations, elles, n’ont augmenté que de 29,5%, tirées par le pétrole et les produits manufacturés.
Certes la base comparable est favorable puisque l’année 2009, en particulier son premier trimestre, a été la pire récession de l’histoire du Japon. Cette embellie commerciale correspond à la reprise de la croissance économique mondiale, notamment asiatique. Ainsi, les exportations vers la Chine se sont envolées de 47,7%, un chiffre conséquent quand on sait que la Chine est le premier client du Japon. Cette performance a d’ailleurs permis de réduire l’écart entre les deux pays, puisque l’excédent commercial chinois s’est élevé à moins de 25 milliards de yen en février. Les échanges avec les Etats-Unis ont également augmenté de près de 50% et celles vers l’Unions Européenne sont en hausse de 20%.
Le risque chinois
L’industrie automobile est la première à bénéficier de cette embellie. Les exportations de voitures japonaises ont été multipliées par deux et celles des semi-conducteurs ont augmenté de 69%.
Les analystes mettent toutefois en garde contre la politique économique chinoise qui pourrait lourdement impacté le commerce japonais. L’économie japonaise, fondamentalement une économie d’exportation, pourrait souffrir des mesures anti-croissance que Pékin risque de prendre afin de ralentir la très forte croissance de son économie au bord de la surchauffe. Ainsi, Pékin a déjà engagé une restriction du volume des crédits octroyés.
NB
Publié le 24 mars 2010







