Crise de l'euro : les turbulences s'accentuent
(Easybourse.com) Alors que la Grèce privatise à tour de bras pour combler son déficit, c'est au tour de la Belgique de se retrouver dans le collimateur des agences. Celles-ci s'inquiètent de la crise institutionnelle au plat pays.
En dépit des efforts consentis et de la détermination affichée, chaque jour apporte son lot de mauvaises nouvelles en zone euro. Lundi, l’agence de notation Fitch a placé la note de la dette souveraine de la Belgique (AA+) sous surveillance négative, précisant qu'elle pourrait être abaissée si le gouvernement belge n'atteint pas les objectifs budgétaires qu'il s'est fixés. En cause, la crise institutionnelle qui dure depuis plus d’un an dans le pays, et qui menace le retour à l'équilibre des finances publiques. Le ministre des Finances, Didier Reynders, s’est voulu certes rassurant ce mardi, soulignant la réduction plus forte que prévu du déficit du Royaume et la confiance qui semble se maintenir sur les marchés. «Nous sommes en train de faire mieux que les objectifs européens», a-t-il déclaré à la RTBF. Mais Fitch estime qu’il sera difficile pour Bruxelles de poursuivre ces objectifs sans une réforme constitutionnelle.Le déficit public belge a été réduit plus que prévu l'an dernier, à 4,1% du PIB, et devrait encore baisser à 3,6% cette année et 2,8% en 2012, pour renouer avec l'équilibre en 2015, selon les dernières prévisions du gouvernement. De quoi s’interroger sur les objectifs de la France qui prévoit un déficit public de 5,7% cette année et un retour sous les 3% en 2013.
La Grèce dos au mur
Après l’Italie, la Belgique est la deuxième grande économie de la zone euro à recevoir un avertissement en moins d’une semaine, alors qu’en Grèce la crise s’accentue. Athènes a annoncé ce lundi de nouvelles coupes budgétaires ainsi que des privatisations, répondant aux exigences du FMI et de l’Union européenne qui rechignent à débloquer la deuxième tranche de leur aide. Les participations étatiques au capital de l'opérateur de télécom OTE et de la Banque postale seront cédées d'ici à la fin de l'année, ainsi que les sociétés de gestion des ports d'Athènes et de Salonique et la compagnie des eaux de Salonique, a indiqué le gouvernement grec. Le pays va d'ailleurs créer un fonds souverain pour accélérer les privatisations et les ventes de biens immobiliers publics.
Ces mesures suffiront-elles à relâcher la pression des marchés? Rien n'est moins sûr. Cependant, l’euro rebondit mardi à 1,4106 dollar contre 1,4050 hier soir. «La capacité de l'euro à rebondir face au dollar après sa chute de la veille est rassurante mais il est peu probable que la monnaie parviendra à ignorer des nouvelles secousses dans les jours à venir», a commenté à l’AFP Jane Foley, analyste chez Rabobank.
François Schott
Publié le 24 Mai 2011
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Civitas a dit:
Que nos dirigeants s'activent un peu plus dans le sens d'encadrer les annonces de notation...Limiter ces dernières, pour ce qui est des dettes souveraines, à une seule annonce mensuelle à date fixe... le premier samedi de chaque mois par exemple, pour toutes les agences...Cette seule mesure devrait refroidir les surenchères spéculatives et apporter un peu de sérénité aux marchés....







