Soucieux du bonne emploi des deniers publics, la commission des Finances associée au rapporteur des participations de l’État, Camille de Rocca Serra, (UMP, Corse-du-Sud), ont dévoilé les conclusions de leur rapport sur "la situation financière et les perspectives d’Areva et d’EDF".

A l'issue des auditions de l’ensemble de parties prenantes ainsi que du contrôle "sur pièce et sur place" à l’agence des participations de l’État, le rapporteur estime que "le Conseil de politique nucléaire a organisé la filière nucléaire française sur des bases solides". De fait, a-t-il reconnu, les liens entre EDF et Areva "sont affermis et l’apport des nouveaux entrants, en particulier GDF-Suez, est préservé".

Pour mémoire, les entreprises du nucléaire représentent près de 400 000 salariés et constituent donc un gisement "important" d'emplois. Encore faut-il, ajoute le rapporteur, que "les commandes à l’export prennent de l’ampleur". Sans surprise d'ailleurs, le rapport reconnait ouvertement que le maintien "de la part prépondérante du nucléaire dans le mix énergétique" permet d'offrir "aux Français l’énergie décarbonée la moins onéreuse, tout en garantissant l’indépendance énergétique du pays".

Des propos qui résonnent lourdement alors que la polémique fait toujours rage entre les Verts et le parti socialiste sur un engagement du futur candidat de la gauche à l'élection présidentielle à faire sortir la France du tout nucléaire.

Pour le député UMP Camille de Rocca Serra, "le nucléaire est donc une énergie d’avenir", mais il rappelle que des investissements sont encore nécessaires afin de garantir "la sûreté des installations". Reste que le rapporteur l'admet aussi, "le provisionnement de l’ensemble des coûts associés à la gestion des déchets et au démantèlement des installations devra également être fait avec sincérité et en toute transparence".

Quant aux engagements pris par EDF et Areva en matière d'énergies renouvelables, le rapporteur estime que les deux champions français ont "les opportunités qui vont apparaître dans ce secteur et sont d’ores et déjà en mesure de répondre à la demande croissante d’énergies nouvelles".

A Paris vers 12h, le titre Areva se maintient, prenant 0,10% à 20,10 euros, tandis qu'EDF cède 1,41% à 20,62 euros.