Echec des négociations entre la Grèce et ses créanciers privés
(Easybourse.com) Un évènement préoccupant intervenant vendredi a été un peu occulté par la perte du triple A de la France, à savoir l'échec des négociations entre la Grèce et ses créanciers privés.
Les créanciers privés de la Grèce en appellent à Nicolas Sarkozy et Angela Merkel.Les négociations ont été suspendues en raison d’un désaccord sur le taux d’intérêt qu’aura à payer Athènes sur les nouvelles obligations émises après l’effacement de 50% de sa dette.
Les banques et compagnies d'assurances sont enclines à renoncer au remboursement d'une partie des obligations grecques qu'elles détiennent à la condition que le taux de rendement des obligations grecques restantes à honorer soit augmenté d'une certaine proportion.
Les banques et compagnies d'assurances veulent par ailleurs que les créanciers publics (BCE qui détient 36 milliards de dettes grecques dans son bilan et le FMI) participent davantage dans l'effacement de la dette de la Grèce.
Les établissements financiers menacent de revenir sur les efforts consentis fin octobre dans le cas d'un désaccord.
Si l'impasse venait à persistait, c’est la banqueroute de la Grèce qui se profile pour le mois de mars. "Personne n'a intérêt à ce que la Grèce sorte de l'euro et personne n'a intérêt au défaut de la Grèce" commentait ce matin Christian de Boissieu, président du Conseil d'analyse économique, sur BFM.
Selon le ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble, "les créanciers ne devraient pas mettre en péril l'objectif de viabilité de la dette grecque avec des exigences trop élevées".
I.H.
Publié le 16 Janvier 2012
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