La zone euro lance un ultimatum à la Grèce
(Easybourse.com) Les ministres des finances européens jugent insuffisant le nouveau plan d'austérité présenté hier par leur homologue grec. Athènes a jusqu'à mercredi pour revoir sa copie.
« Echanges vifs » hier à Bruxelles entre le ministre grec des finances et ses partenaires européens. Ces derniers ont rejeté le plan d’austérité présenté par Evangélos Vénizélos au motif qu’il n’était « pas assez solide ». Les trois partis au pouvoir à Athènes ont eu beau négocier toute la semaine, ils ne sont pas parvenus à un accord crédible autour de nouvelles mesures de rigueur.Le gouvernement grec a jusqu’à mercredi pour trouver «des économies supplémentaires, à hauteur de 325 millions d’euros» dans le budget 2012, ont fait savoir les ministres de l’Eurgroupe. Sans cela, Athènes ne recevra pas le précieux prêt de 130 milliards d’euros promis par l’Union européenne et le FMI.
«Nous voulons de fortes garanties politiques (et) des engagements réels» sur les réformes qui sont menées, a indiqué le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker. Un message à l’adresse du chef des conservateurs grecs, Antonis Samaras, qui n'a pas encore signé l'intégralité des mesures prévues dans le plan rejeté hier soir. Ce dernier prévoit notamment une réduction de 22% du salaire minimum, des coupes dans les retraites et le licenciement de 15 000 fonctionnaires.
Ce nouvel échec plombe les marchés et l’euro vendredi, alors qu’une grève générale a commencé en Grèce. Celle-ci pourrait durer 48 heures, jusqu’au vote du parlement sur le plan d’austérité, prévu dimanche.
F.S.
Publié le 10 Février 2012
Articles Connexes:
- Portugal : le premier ministre a déposé sa démission
- France-Allemagne : très proches d'un accord sur la gouvernance en Europe
- Coup de gueule du 1er ministre grec ce week-end : laissez la Grèce en paix !
- Merkel veut voir les Grecs, les Portugais et les Espagnols travailler plus
- Mario Monti, des sacrifices supplémentaires pour sauver l'euro





