Pour A. Merkel, la Grèce devra poursuivre son programme d'austérité malgré l'aggravation de la récession
(Easybourse.com) Le PIB de la Grèce s'est contracté de 6,5% à la fin du premier trimestre, a indiqué l'agence nationale des statistiques. Pour autant, la chancelière allemande persiste et signe, le pays devra poursuivre son programme de réformes s'il veut rester dans la zone euro.
La Grèce va certainement connaitre cette année sa cinquième année consécutive de récession économique. Le PIB du pays a reculé de 6,5% à l’issue des trois premiers mois de l’année a officiellement avancé ce vendredi l'agence nationale des statistiques. Le taux de chômage s'est quant à lui élevé de près de 22%.
La tendance n’a pas vocation à s’améliorer, en particulier du fait des mesures d’austérité exigées auprès du gouvernement national en contrepartie de l’aide financière qui a été accordée à Athènes par l’Union européenne et le Fonds monétaire international.
Parmi les mesures déjà adoptées et mises en œuvre, nous trouvons des diminutions importantes des salaires des fonctionnaires, et des retraites, des hausses de prélèvements fiscaux.
Des élections législatives doivent avoir lieu le 17 juin. Le résultat de ces élections sera relativement décisif pour l’avenir de la Grèce dans la zone euro.
Si les partis radicaux venaient à sortir majoritaires, il est à prévoir soit l’incapacité de mettre en place un gouvernement de coalition, soit la mise en place d’un gouvernement réticent à appliquer le programme de réformes requis par la Grèce par les instances de la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI).
En cas de non poursuite de ce programme, la Grèce pourrait se retrouver à court de liquidités, contrainte à faire défaut, et amenée à quitter la zone euro.
Ce vendredi, Angela Merkel a réitéré sa volonté de voir la Grèce rester membre de la zone euro mais quelque soit le parti qui sera victorieux des élections du 17 juin, le mémorandum d’accord conclu avec les créanciers internationaux devra être respecté a soutenu la chancelière allemande.
«C'est une nécessité. Le respect de ce mémorandum est un prérequis pour une suite favorable des évènements » a-t-elle déclaré.
Publié le 08 Juin 2012

James Kwok,