Le rapport mensuel du Département du Travail publié ce vendredi est à prendre avec précaution. Certes, le taux de chômage a officiellement baissé à 7,7% en novembre aux Etats-Unis, mais c’est en grande partie en raison d’une forte baisse de la population active, autrement dit du nombre de personnes ayant un emploi ou qui en recherchent un.

La baisse du taux de chômage observée depuis son pic de 10% atteint en octobre 2009 semble ainsi nourrie par l'occultation d'un nombre croissant de chômeurs découragés ou ayant cessé de chercher du travail pour diverses autres raisons. Selon les données du ministère, près de 3,5 millions de personnes voudraient un emploi mais ne sont pas recensées dans la population active.

Cependant, les créations d’emplois ont été plus nombreuses que prévu en novembre, avec 146 000 nouveaux postes, alors que les économistes tablaient sur 120 000 créations nettes. C’est certainement la meilleure nouvelle de ce rapport qui révise par ailleurs à la baisse le nombre de créations de postes pour le mois d’octobre (de 171 000 à 138 000).

En moyenne, l’économie américaine a créé depuis le début de l'année 151 000 emplois nets par mois, soit à peu près autant qu'en 2011. Le taux de chômage est le plus faible enregistré depuis décembre 2008.

Le gouvernement indique d'autre part que le salaire hebdomadaire moyen des salariés du privé a rebondi de 0,2% par rapport au mois précédent, sous l'effet d'une hausse du salaire horaire, le temps de travail hebdomadaire moyen étant resté stable, à 34,4 heures par semaine.

A Wall Street, les investisseurs restent prudents après ces chiffres. Vers 16h50 GMT, le Dow Jones gagne 0,2% tandis que le Nasdaq est stable.