Ajustés des variations saisonnières, les revenus se sont élevés de 2,6% en décembre. C’est la plus importante augmentation enregistrée en l’espace de huit ans, autrement dit depuis décembre 2004. C’est également bien au dessus de la moyenne des anticipations des analystes qui était de 0,8%.

Les revenus réels après impôts ont, quant à eux, évolué de +2,8%, soit la plus importante majoration depuis mai 2008.

Ce mouvement haussier est principalement du au versement des dividendes. Les revenus découlant des dividendes ont, d’ailleurs, grimpé de 34,3%.

De nombreuses entreprises américaines ont délibérément accru le volume de dividendes versés afin de faire éviter à leurs actionnaires la soumission à une fiscalité alourdie en 2013.

Ce faisant, de nombreux économistes estiment que cette augmentation significative des revenus ne devrait pas amorcer une tendance durable. Ce d’autant plus qu’une hausse de la fiscalité sur les salaires de 2% a été conjointement décidé par les républicains et démocrates.

En excluant ce facteur des dividendes, les revenus personnels sont montés de 0,4%.

A noter que compte tenu d’une augmentation des dépenses des consommateurs de 0,2% en décembre, le taux d’épargne a évolué à 6,5%, contre 4,1% en novembre. C’est le plus important taux depuis mai 2009.