La croissance de la zone euro devrait reculer de 0,4% cette année et progresser de 1,2% l’année prochaine. En février, la Commission avait indiqué des estimations plus importantes de -0,3% et +1,4%.
Le déficit agrégé de la zone euro devrait se réduire à 2,9% du PIB en 2013 et 2,8% en 2014, contre 3,7% en 2012.

La France, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, quatre des cinq plus importantes économies de la zone euro devraient connaitre une récession cette année. Seule l’Allemagne devrait conserver la tête en dehors de l’eau.

L’Hexagone devrait voir son PIB se dégrader de 0,1% cette année. Son déficit budgétaire devrait atteindre 3,9% en 2013 et 4,2% en 2014 si la politique du gouvernement de François Hollande n’est pas modifiée. Les estimations de la Commission en février étaient de respectivement 3,7% et 3,9%.

Focus sur l’Espagne

Selon la Commission, tout comme la France, mais dans une plus grande ampleur, le déficit budgétaire de l’Espagne est condamné à se creuser à moins que le gouvernement ne mette en œuvre des mesures d’austérité supplémentaires.
« Malgré le retour de la croissance légèrement dans le vert en 2014, le déficit public devrait progresser à 7% du PIB après avoir atteint 6,5% en 2013 et 10,6% en 2012 dès lors que certaines mesures introduites en 2012 sont amenées à expirer » précise la Commission.

Selon cette dernière, la croissance espagnole devrait reculer de 1,5% cette année, et récupérer 0,9% en 2014. Le taux de chômage est anticipé à 27% d’ici fin décembre et à 27,1% l’année prochaine.

Le niveau de dette devrait représenter 91,3% du PIB cette année, contre 84,2% en 2012. Il devrait ensuite évoluer à 96,8% en 2014.

La semaine dernière, le premier ministre Mariano Rajoy a fait par d’un nouveau plan budgétaire. Selon les autorités nationales le PIB devrait se contracter de 1,3% cette année et gagner 0,5% l’année prochaine. L’objectif de déficit a été fixé à 6,3% en 2013 et à 5,5% en 2014. Le taux de chômage est escompté à un pic de 27,1%au cours des prochains mois.
Ce plan prévoit, par ailleurs, un retour à l’équilibre des finances publiques à horizon 2016.

Il faut croire que les nouvelles données de l’organe exécutif de l’Union européenne n’ont pas vraiment surpris négativement le marché, au contraire.
Pour la première fois depuis octobre 2010, le taux à dix ans espagnol est descendu sous les 4%. Ce taux se situait à 7,75% en juillet 2012. La bourse espagnole affiche une performance de 0,62% contre 0,11% pour le Cac 40.