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Actions européennes : vers une performance de 30% d'ici la fin de l'année

Actions européennes : vers une performance de 30% d'ici la fin de l'année

(Easybourse.com) Les actions européennes jugées jusqu'au milieu de l'année 2012 non fréquentables sont redevenues attractives. L'Eurostoxx 50 a gagné près de 3% depuis le 1er janvier et plus de 25% depuis l'été 2012. Pour de nombreux experts, ce mouvement haussier n'est pas terminé. Les actions européennes présenteraient même le potentiel de gain le plus important parmi les actifs financiers. La fourchette de performance se situe entre 8% pour les plus prudents et 30% pour les plus optimistes.

Interview de Louis Bert

Interview

Louis Bert
Président
Dorval Finance

Interview de Ralph Bruneau

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Ralph Bruneau
Directeur de la gestion actions
OFI Asset Management

Interview de Philippe Weber et Malik Haddouk

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Philippe Weber et Malik Haddouk
Responsables
CPR Asset Management

Interview de Laurent  Jacquier-Laforge

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Laurent Jacquier-Laforge
Directeur de la gestion actions
La Banque Postale Asset Management

Interview de Catherine Garrigues

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Catherine Garrigues
Responsable gestion actions
Allianz GI France

Interview de Alexandre Hezez

Interview

Alexandre Hezez
Responsable de la gestion
Convictions Asset Management

Interview de Arnaud  de Dumast

Interview

Arnaud de Dumast
Directeur de la gestion
Neuflize OBC

Alors que l’économie européenne va mal, les actions européennes figurent parmi les meilleures performeuses en 2012 et en ce début d’année. Ce décalage entre la sphère réelle et la sphère financière conduit à se questionner sur la raison d’être du rallye. Les investisseurs sont-ils euphoriques ou ont-ils simplement pris conscience de l’excès de méfiance qu’ils avaient jusqu’ici témoigné à l’égard de la classe d’actifs ?

Ce qui s’est passé est avant tout une correction des excès

A cette question, les experts interrogés par nos soins penchent davantage du côté du rattrapage.
« Ce qui s’est passé est avant tout une correction des excès des titres à la baisse » affirme alors Arnaud de Dumast, directeur de la gestion de Neuflize OBC.
«Depuis trois ans, en raison de la crise de la dette de la zone euro, le marché était totalement binaire. La moitié de la cote affichait un effondrement et l'autre moitié une très bonne performance. D’un côté des valeurs comme Sanofi, L'Oréal étaient avant tout considérées comme des multinationales qui présentaient pas ou peu de risque de pertes en capital. De l’autre côté des valeurs comme Portugal Telecom, Telefonica, Telecom Italia étaient massacrées car elles exposaient de manière frontale l'investisseur international au risque de change» explique alors Catherine Garrigues, responsable gestion actions chez Allianz GI France.

Ce sont essentiellement les valeurs financières qui ont porté le marché dans la deuxième partie de l’année au point que l'assurance s’est même révélée le meilleur secteur de l'année 2012.
Ce sursaut est principalement dû à la baisse de la prime de risque consécutive aux déclarations et annonces du gouverneur de la Banque Centrale Européenne, Mario Draghi. Les investisseurs, en particulier les investisseurs anglo saxons ont réalisé que la zone euro n’avait pas vocation à disparaître. «L’arme de dissuasion, résidant dans le lancement du programme de rachat des titres de dette des Etats membres de la zone euro en difficulté, a été efficace» note Malik Haddouk, directeur de la gestion diversifiée chez CPR AM.
Cela a suffi à entraîner une détente des taux d’intérêt des Etats du sud de la zone euro, que ce soit en Italie ou en Espagne, et à faire remonter par la force des choses les actions européennes.

La bonne santé des entreprises européennes et la surabondance de liquidités ont ensuite contribué à accélérer le mouvement. «Il y a 1000 milliards d’euros de liquidités excédentaires dans la seule zone euro» remarque Philippe Weber, responsable des études et de la stratégie chez CPR AM.

La poursuite du rallye haussier

Bien que la performance enregistrée soit déjà conséquente, celle-ci serait loin d’être achevée.
Les actions européennes, et plus singulièrement, les actions de la zone euro présenteraient le potentiel de progression le plus significatif cette année, selon Catherine Garrigues.
« Entre maintenant et la fin de l’année, un rebond de 7-8% nous semble plausible » avance Louis Bert, président de Dorval Finance. «Une performance située entre 10 et 15% est tout à fait possible » renchérit Alexandre Hezez, responsable de la gestion de Convictions Asset Management.
«Le potentiel de progression se situe, selon moi, entre 20% et 30%. Il

Le potentiel de progression se situe, selon moi, entre 20% et 30%

est intéressant de noter que 25% de hausse ont été réalisés en 6 mois» cautionne de son côté la responsable d’Allianz GI France.

Ce rallye ne se fera cependant pas de manière linéaire. Une pause est à prévoir. «Les négociations sur la dette américaine, les élections en Italie et en Allemagne, la situation espagnole sont autant de facteurs qui peuvent servir de déclencheurs à des consolidations» indique Arnaud de Dumast.
L’ampleur de cette correction devrait être limitée. «Je ne pense pas que nous aurons une correction qui aille au-delà de 8-15%» suppose le directeur de la gestion de Neuflize OBC. Alexandre Hezez se veut plus optimiste et table sur une diminution de 4-5%.

Quoi qu’il en soit, cette correction ne devrait pas être de nature à casser la dynamique favorable sur le marché des actions européennes. Des catalyseurs devraient être au rendez-vous, en premier lieu desquels les valorisations. « Les PER prévisionnels, que ce soit pour le marché français ou le marché européen dans son ensemble, sont à des niveaux dégradés» soutient Arnaud de Dumast.

«Si l’on considère la capitalisation boursière rapportée au PIB, en corrigeant des taux d’intérêt (à 2% aujourd’hui contre 10% il y a vingt ans), les valorisations semblent très basses. Nous sommes sur le plus bas ratio depuis la création du Cac 40 sur des niveaux moyens soutenus pendant un trimestre (sauf exceptions comme lendemain des attentats du 11 septembre ou de la faillite de Lehman Brothers) » développe Philippe Weber.

Un autre élément qui plaide en faveur du positionnement sur les actions européennes a trait au faible rendement offert par les autres classes d’actifs. «Il n’y a aucune rentabilité à attendre du monétaire à court terme. Il n’y a pas non plus de rendements intéressants à escompter des obligations souveraines des pays core de l’Europe» signale M de Dumast. «Le crédit a épuisé ses munitions. Il n’y a quasiment plus de spread. Il y a bien les obligations d’entreprises à haut rendement ou encore les obligations convertibles, mais ce sont de petits marchés qui offrent donc une moindre liquidité. Si les épargnants veulent avoir du volume et du gain, ils n’ont pas d’autres choix que d’aller vers les

Si les épargnants veulent avoir du volume et du gain, ils n’ont pas d’autres choix que d’aller vers les actions, notamment vers les actions européennes

actions, notamment vers les actions européennes» conforte Catherine Garrigues.

Les flux devraient constituer un autre moteur des actions européennes. Beaucoup d’investisseurs sont encore sous pondérés sur ces actions. « Nous devrions en premier lieu constater le retour des investisseurs internationaux, et en particulier le retour des investisseurs américains qui ont davantage l’habitude d’avoir des actions dans leur portefeuille que les investisseurs européens du fait qu’ils ont une plus grande culture financière » présage Catherine Garrigues.

Le retour des allocataires devrait aussi être un support, notamment les professionnels qui gèrent des portefeuilles diversifiés. Les investisseurs institutionnels, essentiellement les assureurs, pourraient enfin être un levier significatif. «Un frémissement se dessine de la part des régulateurs pour assouplir les règles très procycliques, très axées vers la rationalisation du crédit, sur le moindre risque de manière à permettre plus de possibilités d'investissement et mieux contribuer à la croissance» remarque Alexandre Hezez.

La poursuite de la baisse de la prime de risque, la liquidité abondante, les opérations capitalistiques (rachats d’actions et fusions acquisitions) devraient également aider marginalement. «Une société comme ATLT a indiqué envisager des opérations d’achat en Europe. Des transactions transfrontalières ne sont pas à exclure de la part d’acheteurs venant des Etats-Unis ou d’Asie» pressent le responsable de Conviction AM.

Où investir ?


Parmi les thématiques le plus souvent citées nous trouvons les banques (avec Société Générale, Crédit Agricole, BNP, Intesa, Unicredit) ; les valeurs technologiques et de l’informatique ( avec Atos, Altran et Alten, Gemalto et Ingenico, Dassault Système, Iliad, Amadeus, Google) ; le déséquilibre offre-demande, la raréfaction des matières premières, l’efficience énergétique (avec Syngenta, Total, Saint-Gobain, Saipem, Essilor) ; les sociétés exportatrices et dans le même ordre d’idée les sociétés exposées à la croissance des pays émergents (avec par exemple la société allemande , Linde dont le bénéfice par action devrait progresser de 17%, Arkema, Air Liquide, Volkswagen, LVMH, Bureau Veritas, Bic, Edenred, Legrand, Imerys , PPR) ; la restructuration ( avec Henkel, Accor, Solveig) ; les marques (avec Swatch ou Adidas)

Pour Catherine Garrigues, le thème de la baisse du pétrole induite par le développement du gaz de schiste pourrait offrir des opportunités d’investissement.

Le marché italien et le marché suisse présenteraient a priori le plus d’opportunités


Sur le plan de l’allocation géographique, le marché italien et le marché suisse présenteraient a priori le plus d’opportunités. «Une forte détente du franc suisse devrait permettre aux valeurs suisses comme Swatch, Richemont et Nestlé de souffler. Trois valeurs sont particulièrement intéressantes en Italie, Luxotica (lunettes de soleil), Presimion (cables), Atlantia (autoroutes) » conclut Alexandre Hezez.




Imen Hazgui

Publié le 25 Janvier 2013

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