Vincent Mang
Directeur du salon Actionaria
Nous devons restaurer la confiance auprès des investisseurs
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Publié le 16 septembre 2009
Quelle devrait être l’ambiance de la douzième édition du Salon Actionaria prévue le 20 et 21 novembre 2009 ?
L’ambiance devrait certainement meilleure que l’année dernière. Nous étions en 2008 en plein cœur de la crise. Les plus bas niveaux du marché avaient été atteints à la date d’ouverture du salon. Un vent de panique soufflait, au point que certains investisseurs parlaient de retirer leurs économies des établissements bancaires ou de les disperser sur plusieurs comptes pour ne jamais dépasser le plafond de garantie. L’ombre de 1929 planait.
Les marchés se sont depuis très sensiblement améliorés. Les perspectives de sortie de crise sont perceptibles.
Les exposants ont-ils répondu nombreux ? A combien de visiteurs vous attendez-vous ?
Les exposants, en particuliers les sociétés cotées, sont nombreux dans le but de rencontrer les investisseurs individuels, de leur expliquer comment elles se sont préparées pour être les premières à profiter de la sortie de crise
Nous attendons environ 35 000 visiteurs cette année.
Le salon de cette année tend à motiver les investisseurs particuliers malgré la crise. Votre objectif est clairement de relancer l'investissement en actions…
Les opportunités à se replacer dès à présent sur les produits actions sont indéniables. Même s’ils ont repris 50% depuis le point le plus bas atteint en mars 2009, les marchés sont encore, toujours dans une perspective de long terme, historiquement bas
Quel regard portez-vous sur le rallye des marchés qui s’est dessiné ces derniers mois ?
Comme dans tout cycle, on peut noter des excès à la baisse et des excès à la hausse. Je pense véritablement que le point bas a été franchi. Il est alors logique que la tendance s’inverse.
Ceci étant, nul ne peut dire si la croissance sera suffisamment soutenue pour continuer à porter la hausse des marchés.
Si vous pouvez miser sur la baisse des rendements des placements sécurisés - de type monétaire ou Livret A pour favoriser un retour progressif de l'épargne vers des placements en actions. Pour autant, de quelle manière appréhendez-vous la vive concurrence du marché des obligations privées et les différentes augmentations de capital réalisées qui ont conduit à une dilution de l’actionnariat non négligeable ?
L’investissement en actions doit se concevoir sur le long terme. Les jeunes générations sont aujourd’hui préoccupées de la manière dont ils vont devoir financer le paiement de leur retraite. Le placement en actions sur une période de 20 à 25 ans reste très significativement le plus intéressant.
L’idée n’est donc pas de promouvoir un investissement à court terme avec tous les risques sous jacents mais une épargne régulière et de longue durée.
Par conséquent, les rendements obligataires et les augmentations de capital qui n’ont pas été si nombreuses que cela sont des épiphénomènes et des opportunités ponctuelles.
Autour de quelles thématiques devraient dans ce cas tourner les questions du Salon cette année ? Quelles devraient être clés permettant aux investisseurs de se repositionner ?
Tous les scandales financiers ont créé une forte défiance vis-à-vis des marchés financiers. Les entreprises cotées comme les investisseurs individuels ont été les otages de cette crise.
Nous devons restaurer la confiance par le dialogue, les diverses conférences réunissant des experts émérites, des présidents de sociétés.
Par ailleurs, il est primordial de mettre l’accent sur un horizon d’investissement de long terme. Cette culture s’acquière progressivement en se familiarisant avec le fonctionnement des marchés qui a été, ces dernières années, très chaotique.
Tous les instruments liés à la retraite, à l’assurance vie, à l’épargne entreprise, ou encore au PEA doivent être considérés dans la palette des placements des investisseurs particuliers.
Un grand débat d’ouverture portera sur la question de savoir comment redynamiser l’investissement en actions, l’actionnariat individuel comme l’actionnariat salarié en sortie de crise.
L’an dernier, 8% seulement des visiteurs interrogés avaient indiqué s'être fortement désengagés de la Bourse. Combien devraient-ils être cette année ?
Il est difficile de répondre avec précision. Clairement une partie des investisseurs sont revenus sur les marchés. Les chiffres devraient ainsi certainement s’inverser par rapport à l’an dernier.
Propos recueillis par Imen Hazgui


Nous devons restaurer la confiance auprès des investisseurs





