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Interview de Pierre  Marucchi : Directeur général délégué de Cegedim

Pierre Marucchi

Directeur général délégué de Cegedim

La publication de nos résultats annuels a permis de rassurer les investisseurs. C'est ce qui explique l'envolée de notre cours de bourse

Publié le 05 Mars 2013

S’agissant de vos résultats 2012, la perte nette du groupe de 85,4 millions d'euros a été éclipsée par une amélioration de la marge meilleure que prévu. Celle est passée de 9,2% à 9,8%. Comment l’expliquez-vous ?
La perte nette provient essentiellement d’une dépréciation d’une valeur d’actif. Au premier semestre, les résultats ont été plutôt médiocres ce qui a déclenché un indicateur de perte de valeur dans certaines activités du secteur CRM et données stratégiques sur la zone Amérique et la zone Europe. Nous avons alors été contraints à effectuer des tests d’évaluation. Leurs résultats nous ont conduits à comptabiliser une dépréciation de « Goodwill » de 115 millions d’euros.
L’amélioration de marge a été principalement constatée au second semestre.

Est-ce la première fois que vous procédez à une telle dépréciation ?
Non, en 2010, nous avions déprécié une marque à hauteur de 104 millions d’euros.

Une importante dépréciation pourrait elle se enregistrée cette année ?

Pas d’après nos provisions.

Pour 2013, vous anticipez une légère croissance du chiffre d’affaires et une hausse de 0,50% à 12% de votre marge opérationnelle courante. En 2012, votre chiffre d’affaires s’est élevé de 1,1% en données publiées. Les effets de change contribuant positivement à hauteur de 2,1%. Escomptez-vous une analogue progression ?
Nous n’avons aucun moyen d’anticiper les effets de change dans la mesure où nous travaillons dans plus de 60 pays. Nous sommes donc confrontés à manipuler hormis l’euro les autres grandes devises que sont le dollar, la livre, le yen.
Ne pouvant pas faire de simulation sur devise, nous raisonnons donc à effet de change nul. Dans cette optique le chiffre d’affaires devrait progresser dans la même amplitude qu’en 2012, de l’ordre de 1%. Cette prévision est somme toute très prudente.
Elle serait la résultante de deux facteurs. Dans notre premier secteur d’activité, qui fait appel à une collaboration avec l’industrie pharmaceutique, et qui a été extrêmement perturbé ces deux dernières années, nous avons une fourchette qui va d’une stabilité à très légère décroissance.
Dans les deux autres secteurs, le chiffre d’affaires devrait évoluer d’environ 5%. La marge opérationnelle pourrait s’améliorer de 50 points de base et, donc, passer à environ 10,3%.

Vous conditionnez ces résultats par l’absence de modifications significatives de l’évolution de vos marchés ? Qu’entendez-vous par là ? Qu’est ce qui pourrait conduire à ces modifications ?

Dans le secteur CRM et données stratégiques, les clients ont réduit significativement leur activité avec nous. Une partie de l’activité- moins de 20%-que nous facturons aux laboratoires pharmaceutiques dépend du nombre des visiteurs médicaux qui utilisent nos outils. Or ces dernières années, ces laboratoires ont procédé à une baisse de leurs effectifs importante.
Nous ne sommes pas à l’abri d’une dégradation de notre chiffre d’affaires du fait d’autres vagues de licenciement dans les forces de ventes.
Pour le moment, nous n’avons aucun signe qui nous laisserait craindre un phénomène de ce type de grande ampleur.

Hormis ce cas de figure, existe-t-il d’autres zones d’ombre qui pourraient impacter négativement vos marchés ?
Non. Pour le reste, nos relations avec nos clients sont fortement récurrentes.

La pression croissante sur les prix, l’allongement des prises de décision d’investissement des clients ne vous inquiètent-ils pas ?
Non. Nos clients sont des clients de longue date. Ce sont des grands laboratoires, des compagnies d’assurance de personnes, des médecins, des pharmaciens, des kinésithérapeutes dont les processus de décision sont bien connus de nos équipes.

Quels seront vos principaux leviers de performance ? Selon certains analystes, ce sera vraisemblablement la réduction de vos couts ?
Nous avons deux principaux leviers de performance. Nous nous sommes effectivement lancés dans une meilleure gestion de nos activités dans le secteur CRM et données stratégiques. C’est ce qui explique un gain de résultats malgré une perte du chiffre d’affaires de 20 millions d’euros en 2012.
Les autres secteurs d’activité-ventes de logiciels aux médecins et pharmaciens et ventes de services et logiciels aux compagnies d’assurance-se développement et enregistrent une bonne rentabilité.

Est-ce que la gestion des couts a conduit à la suppression de poste au sein de Cegedim ?

Nous nous sommes efforcés d’adapter les équipes aux évolutions du chiffre d’affaires dans chaque pays où nous sommes présents. Des suppressions de postes ont concerné les Etats-Unis et dans une moindre mesure l’Europe.
Nous avons environ 8000 salariés. Ces deux dernières années, environ 360 postes n’ont pas été renouvelés ou ont été supprimés. Beaucoup de départs ont été volontaires.

Envisagez-vous d’autres suppressions cette année ?
Non.

Certains s’inquiètent de la mauvaise santé du secteur CRM (gestion de la relation client) et données stratégiques ?
Nous pensons que les fortes perturbations dans ce secteur sont derrière nous. Nous devrions a présent pouvoir maintenir un niveau de rentabilité équivalent à celui de cette année.
Le constat de résultats meilleurs dans ce secteur au cours du second semestre nous laisse penser que nous sommes sur la bonne trajectoire.
Nous pouvons compter sur la commercialisation de beaucoup de nouveaux produits liés à l’aspect réglementaire pharmaceutique, dans le sens de plus de transparence, et liés au marketing digital. Plusieurs moyens existent pour faire la promotion d’un médicament, notamment l’électronique, les sites webs… Aussi la diminution du nombre de visiteurs médicaux pourrait dans une certaine mesure être compensée partiellement par ces nouveaux moyens dans le digital.

Quel est votre montant d’investissement ?
Nous capitalisons en R&D 48 millions d’euros. En réalité nous investissons le double. Nous ne sommes donc pas loin de 100 millions d’euros, soit 10% de notre chiffre d’affaires. Nous avions investi ce même montant en 2012.

Quid de cessions d’actifs non stratégiques ?
C’est une option que l’on regarde et que l’on utilisera dans le cas d’une dégradation accrue de nos résultats et d’une crainte sur la solidité du groupe. Aucune procédure n’est enclenchée à ce jour.

Quels domaines seraient concernés ?
Tous les domaines sont possibles.

Quel regard portez-vous sur la valorisation de votre cours de bourse ? Les multiples sont à leur plus bas historique. Ceci étant votre cours de bourse s’envole de plus de 17% ce mardi.
Notre niveau d’endettement a eu tendance à peser sur notre cours de bourse.
Des inquiétudes sur notre capacité à respecter nos covenants bancaires ont été assez fortes fin juin 2012.
La publication de nos résultats annuels a permis de rassurer.

Quelle est l’importance de votre dette à ce jour ?

Notre dette nette s’élève à 475,6 millions d’euros. Nous étudions un programme de refinancement sur les marchés cette année qui représenterait plus de la moitié de ce montant.
Nous allons avoir d’importantes échéances en 2015 et 2016. Nous voulons profiter des taux bas pour lever des fonds dans les prochains mois.

Vous êtes vous donné un objectif de réduction de la dette ?

Nous voulons arriver à une dette équivalant deux fois l’ebitda, soit environ 350 millions d’euros d’ici trois à cinq ans.

Propos recueillis par Imen Hazgui

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