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Accueil dubitatif des profits de Barclays et de Commerzbank

Publié le 05 Août 2010 Copyright © 2012 Reuters
Accueil dubitatif des profits de Barclays et de Commerzbank LONDRES/FRANCFORT (Reuters) - Les résultats meilleurs que prévu présentés jeudi par Barclays et Commerzbank n'ont pas réussi à dissiper les inquiétudes des investisseurs sur la solidité des fondamentaux des banques européennes.

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par Steve Slater et Arno Schuetze

Selon des gestionnaires de fonds et des traders, ces bons chiffres sont principalement dus à des effets comptables, avec surtout une baisse des provisions pour risques liés au crédit, et non pas à l'amélioration des fondamentaux de leur activité.

"Nous sommes un peu sceptiques et nous avons commencé à vendre certains titres bancaires", a déclaré Christophe Gautier, du fonds parisien GSD Gestion qui gère près de 100 millions d'euros.

Les revenus de la banque d'investissement de Barclays, la sixième banque européenne, ont chuté de près de 15% au deuxième trimestre, alors que dans l'ensemble les profits de cette activité ont baissé d'un tiers en Europe dans le sillage de la crise grecque.

Des stress tests rassurants et les délais accordés pour l'application des règles de Bâle III ont permis à l'indice DJ Stoxx composite du secteur bancaire de prendre près de 30% entre juin et juillet.

L'indice s'est toutefois replié en dessous des 230 points depuis début août, malgré une semaine ponctuée par des bénéfices records de HSBC et BNP Paribas.

Vers 1100GMT, le titre Barclays perdait plus de 3% à Londres tandis que Commerzbank restait stable à la Bourse de Francfort.

"Bien que les banques aient publié de bons résultats, les marchés sont bien conscients des pratiques comptables opaques, des habillages, et ils savent que les comptes des banques sont encore remplis de créances pourries, ce qui apparaît dans les piètres performances boursières des banques", a expliqué un trader basé à Genève.

Barclays a annoncé que le total de ses créances douteuses avait fondu de 32% à 3,08 milliards de livres (3,7 milliards d'euros). Commerzbank s'attend de son côté à des provisions pour risques limitées à 3 milliards d'euros en 2010 contre 3,8 milliards dans sa précédente estimation.

KBC a également bénéficié de provisions pour risques moins élevées en publiant une hausse de 35% de son résultat opérationnel.

Cependant, les investisseurs restent sceptiques quant à l'exposition de Barclays aux crédits en Espagne, pays dans lequel la banque anglaise a enregistré une perte de 433 millions de livres (522 millions d'euros) sur les prêts aux entreprises.

"Le secteur bancaire tire clairement son épingle du jeu actuellement et il a été aidé en cela par le délai pour Bâle III", explique Cédric Ozazman, conseiller en investissement chez la firme suisse Reyl qui gère quatre milliards de francs suisses d'actifs et détient notamment des actions BNP Paribas et Santander.

"Toutefois, je ne pense pas que cette surperformance va durer longtemps et je crois que le secteur va se remettre en ligne avec le marché."

Sudip Kar-Gupta, Vincent Chauvet pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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