Easy Bourse Espace International

La reprise mollit aux Etats-Unis, la Fed prête à agir

Publié le 27 Août 2010 Copyright © 2012 Reuters
La reprise mollit aux Etats-Unis, la Fed prête à agir JACKSON HOLE, Wyoming (Reuters) - Le président de la Réserve fédérale des Etats-Unis, Ben Bernanke, a déclaré vendredi que la reprise économique avait ralenti plus qu'attendu et que la Fed était prête, si nécessaire, à adopter des mesures supplémentaires de soutien à l'activité.

-

par Mark Felsenthal et Pedro Da Costa

Ces propos, dans un discours prononcé lors de la réunion annuelle des principaux banquiers centraux de la planète à Jackson Hole, dans le Wyoming, interviennent alors que les chiffres de la croissance américaine au deuxième trimestre ont été révisés à la baisse par rapport à la première estimation.

La Fed ayant maintenu ses taux d'intérêt à des niveaux historiquement bas depuis décembre 2008, le Federal Open Market Committee (FOMC), son comité de politique monétaire, s'est tourné vers d'autres mesures pour soutenir le crédit et l'activité, injectant près de 1.700 milliards de dollars (1.330 milliards d'euros) de liquidités dans l'économie.

"Le comité est prêt à mettre en oeuvre un assouplissement monétaire supplémentaire par le biais de mesures non conventionnelles si cela s'avère nécessaire, notamment si les perspectives devaient se détériorer sensiblement", a dit Ben Bernanke.

Il a toutefois précisé que la Fed n'avait pas décidé ce qui la conduirait à adopter de nouvelles mesures d'assouplissement de sa politique.

"A ce stade, le comité ne s'est pas mis d'accord sur des critères ou des seuils spécifiques de déclenchement d'actions supplémentaires", a-t-il dit.

Ben Bernanke a expliqué que les rachats de titres obligataires à long terme effectués par la banque centrale avaient été efficaces en permettant une baisse des coûts du crédit, et il a ajouté croire que les avantages que procureraient, en cas de besoin, de nouveaux rachats de ce type seraient plus importants que leurs inconvénients.

Wall Street a initialement réagi défavorablement à ce discours mais a ensuite rebondi et l'indice Dow Jones gagnait plus de 1% vers 16h45 GMT, tandis que les emprunts d'Etat américains étaient orientés à la baisse, tout comme le dollar.

PRÊTE À AGIR, MAIS QUAND ?

Ben Bernanke a expliqué que d'autres options permettant de soutenir la croissance économique, comme un engagement à maintenir des taux d'intérêt exceptionnellement bas pendant une période plus longue qu'anticipé actuellement par les marchés ou un relèvement des objectifs d'inflation de la Fed, seraient moins efficaces dans le contexte actuel.

Il a souligné que le niveau élevé du chômage restait un sujet de préoccupation pour les autorités monétaires et que la Fed restait vigilante concernant la déflation, qui ne menace cependant les Etats-Unis selon lui.

"Parce qu'une dégradation supplémentaire marquée des perspectives économiques serait probablement associée à une accentuation de la désinflation, dans le contexte actuel, il n'y a pas ou il y a peu de conflit potentiel entre l'objectif du soutien à la croissance et à l'emploi et celui du maintien de la stabilité des prix", a-t-il dit.

Pour les investisseurs et les économistes interrogés, le discours de Ben Bernanke montre qu'il est favorable à de nouvelles mesures d'assouplissement quantitatif de la politique monétaire.

"Bernanke n'a pas écarté la possibilité d'un assouplissement quantitatif accru, en l'occurence des rachats de Treasuries, mais on ne sait pas clairement ce qui les déclencherait", a noté Dana Saporta, de Credit Suisse à New York.

Après sa réunion du 10 août, la Fed avait annoncé qu'elle réinvestirait dans le rachat de titres liés au crédit immobilier le principal d'obligations de son portefeuille arrivant à échéance, ce qui reviendra à stabiliser son bilan qui a plus que doublé depuis le début de la crise financière.

En dépit du ton mesuré de la majeure partie de son discours, Ben Bernanke a affiché sa confiance dans la reprise économique américaine.

Même si la sortie de la récession est à mettre au compte des mesures de relance budgétaires et monétaires ainsi que de la reconstitution des stocks, a-t-il expliqué, le rebond de la demande privée semble être engagé.

Il a cependant reconnu que la lenteur de la reprise du marché du travail pesait sur les revenus et sur la confiance des consommateurs.

"Les perspectives d'évolution des dépenses des ménages dépendent dans une large mesure de l'évolution de la situation", a-t-il conclu.

A propos du marché immobilier, qui a multiplié les signes de faiblesse ces derniers jours, le président de la Fed a estimé que la baisse des prix et la faiblesse des taux du crédit devraient soutenir la demande.

Mark Felsenthal et Pedro Da Costa, Marc Angrand pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

Derniers commentairesAccès aux forums

ouvrir un compte en ligne

Accès Membre | Client

Samedi 11 Fév 2012 | 04:38:24

Notre offre de courtage

Vos ordres de bourse
à partir de

DJ30 :

Nasdaq :

Nikkei :

Brent :

CAC40 :

€/$ :

Or :

Recevez
la newsletter