CAC40: est allé chercher 3400, Nasdaq au + haut depuis 11ans
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(CercleFinance.com) - Le CAC40 (+0,3% à 3.377) inscrit sa meilleure clôture depuis le 3 août dernier (le zénith des 3.368Pts du 27 octobre est débordé). L'indice a dailleurs culminé dès les 1ers échanges à 3.399,5Pts avant de revenir tester une zone support à 3.
355Pts.L'Euro-Stoxx50 grappille également +0,3% à 2.478Pts, un gain qui s'inscrit à mi-chemin entre celui du 'S&P' (+0,15%) et du Nasdaq (+0,5%). 'Ca monte parce que les marchés ne sont pas chers' martèlent en coeur les stratèges qui ne peuvent même plus envisager une consolidation des indices depuis que la rumeur d'un 'QE-3' imminent euphorise Wall Street.
Les 2 précédents 'QE' avaient été initiés alors que les indices boursiers venaient de subir des corrections majeures: que faut-il penser d'un 'QE-3' qui démarrerait avec un Nasdaq (2.865Pts) revenu à son plus haut niveau historique depuis le 7 juillet 2011, le 31 octobre 2007 ou encore le 24 janvier 2001 (et cela fait 11 et 2 mois que l'on a pas revu le Nasdaq au-dessus des 2.
880Pts).Aucune des mauvaises nouvelles ou statistiques économiques ne provoque plus la moindre consolidation depuis la mi-janvier: les opérateurs ne cessent de citer 'l'amélioration du chômage' aux Etats Unis alors que chacun sait bien que cette embellie résulte de la radiation massive des chômeurs arrivés en fin de droit ou découragés de chercher du travail.Nous verrons demain combien de victimes de la crise ont à leur tour cessé d'exister statistiquement: il faudrait que les créations nettes d'emplois dépassent largement les 200.
000 pour que la tendance s'améliore vraiment (et non artificiellement) sur le marché du travail.Il en va de même pour le prétexte de 'l'accord sur le refinancement de la Grèce' qui est systématiquement repoussé au lendemain depuis 15 jours mais qui serait prétendument le signe positif que le marché attend (et personne n'est jamais déçu que les protagonistes ne tombent jamais d'accord).Jean Claude Juncker vient de qualifier aujourd'hui les négociations avec les créanciers privés 'd'ultra difficiles'... et ce n'est qu'une partie du problème car les créanciers publics vont également devoir consentir une décote sur leurs encours d'emprunts grecs.
Le regain de confiance sur les marchés s'observe aussi sur le marché obligataire: les émissions d'OAT françaises à '10 ans' ont été bien accueillies et on assiste à une chute de 12 points de base du rendement à 2,92% (soit 105Pts de base par rapport au Bund).A Wall Street, les opérateurs ne veulent retenir que le léger recul des inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage à 367.000 contre 379.000 (révisé) la semaine précédente.Les opérateurs occultent volontiers le piètre chiffre de la productivité au 4ème trimestre: elle ressort en progression de seulement +0,7% quand le PIB est annoncé à +2,8% (ce qui est probalement un peu surévalué).
Donc des marchés qui se veulent 100% 'bullish' puisque les séances de hausse s'enchainent inexorablement malgré des volumes inexistants (moins de 2,9MdsE à Paris ce jeudi).Sur le CAC40, le compartiment automobile salue apparemment les ventes catastrophiques du mois de janvier par des hausses de +5,8% sur Peugeot (qui vend Citer pour se désendetter), l'équipementier Plastic Omnium (+5,4%), Renault (+2%).Société Générale prend +4,8%, Bouygues +4,35% et Technip +2,3%.Au sein du SBF-120, Bourbon flamb de +4,4%, Altran s'adjuge 3,15%, avec un début d'exercice qui s'avère rassurant, marqué par une croissance de 5% du chiffre d'affaires au mois de janvier et un taux de facturation stable.
À l'inverse, Unibail-Rodamco accusait la plus lourde baisse du CAC40 (-3%), au lendemain de l'annonce d'un résultat net récurrent par action de 9,03 euros au titre de 2011, en baisse de 2,6%; Danone a perdu -1,45%, ST-Micro et Safran (-1,2%).Hors CAC40, psen chute de 5,65% à 21,7 euros après avoir fait état de ventes 'dynamiques' en 2011, mais avoir déclaré que d'importantes dépréciations d'actifs seraient enregistrées sur son exercice.Geci International s'envole de 9% à 2,26 euros après la signature d'un gros contrat pour le développement de son avion 'tout terrain', malgré l'annonce d'une perte nette part du groupe doublée pour son premier semestre 2011-2012, à quatre millions d'euros.
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