CAC40: vers une 8ème semaine de hausse, l'Euro teste 1,33/$.
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(CercleFinance.com) - Le CAC40 inscrit avec +0,43% à 3.425Pts sa seconde meilleure clôture de l'année (soit 2 petits points en-deçà des 3.427Pts) après avoir établi un 'plus haut intraday' de 3.449Pts.Le scénario de cette séance rappelle beaucoup celui de la précédente avec des indices US qui ouvrent en hausse puis inversent la vapeur dans l'heure qui suit.
.. et puis qui entament un lent redressement en fin de matinée.Wall Street affichait +0,1% peu après l'ouverture, les scores étaient exactement inverses après 90 minutes de cotations... et les indices US retrouvent ce soir leurs meilleurs niveaux initiaux avec un Nasdaq qui grimpe de +0,3% à 2.925Pts et un 'S&P' qui affiche +0,2% à 1.353Pts (niveau équivalent au zénith de cdébut juillet 2011).
Les indices boursiers progressent certes, mais de façon laborieuse: le 'fait accompli' serait-il en train de jouer maintenant qu'un accord sur les mesures d'austérité grecque est intervenu à Athènes, ce qui ouvre la voie à un accord avec les créanciers (Christine Lagarde parle de 'signes très encourageants').Cela fait maintenant 3 semaines que les marchés montent sans discontinuer en se basant sur l'espoir d'une 'signature imminente' qui heureusement ne venait jamais, ce qui permettait d'en remettre une couche le lendemain.
Mais certains opérateurs se sentent déçus par le plafonnement du CAC40 sous 3.425Pts: il s'était envolé de +1,3% vers 14H15 avant de voir son avance se réduire à presque rien vers 16H30 (l'Euro-Stoxx faisant même une incursion dans le rouge avant d'en finir sur un gain de +0,33%).Ces scores en demi-teinte contrastent avec l'euphorie des marchés dans le sillage de la conférence de presse de Mario Draghi.L'optimisme des opérateurs s'inspirait la confirmation d'un second 'LTRO' d'ici fin février (il sera d'un volume probablement équivalent au premier), une stratégie qui 'n'a rien d'infamant' selon le patron de la BCE.
Les marchés ont apprécié la phrase suivante -'nous acceptons plus de risques mais nous le gérons mieux'- à propos des 'collateraux' acceptées en contrepartie de la délivrance de liquidités au système bancaire.L'activisme de la BCE ressemble de plus en plus à celui de la FED, la planche à billet en moins (une baisse de taux n'a même pas été discutée).Elle ne peut rien pour la solvabilité des banques, elle ne peut pas contraindre les banques à prêter de l'argent: 'c'est leur affaire de déterminer si refinancer des Etats ou offrir du crédit à l'économie réelle est une activité pertinente'.Les cambistes ont privilégié le verre à moitié plein dès le début de la matinée mais pas d'envolée décisive de l'Euro qui flirte toujours avec les 1,33$.
Le pétrole remonte symériquement au contact des 100$ et l'or repasse au-dessus des 1.750$: la faiblesse du Dollar redonne un coup de fouet aux matières premières, d'autant plus que l'inflation a progressé beaucoup plus que prévu au mois de janvier en chine (+2,7% au lieu de +0,4% attendu, un écart énorme mais qui n'a guère ému les marchés).Peu de réaction également au recul de -15.000 des demandes d'allocation hebdomadaires au chômage aux Etats Unis: cela gomme simplement la dégradation de la semaine passée.A Paris, ce sont les valeurs à 'fort béta' (grosse volatilité) comme les valeurs bancaires et le secteur auto qui sont une fois de plus ramassées de façon parfaitement mécaniste alors que l'appétit pour le risque s'accroit: Sté Générale s'envole de +5,3% à 25,13E, Crédit AGricole de +3,3%, BNP-Paribas +1,1%, Faurecia de +3,6%, Valéo de +2%, Peugeot et Michelin de +1,5%.
Côté replis, on retrouvait la plupart des 'utilities': GDF-Suez décroche de -5% (après des trimestriels 'solides' mais insuffisants aux yeux du marché), Legrand de -3,2% et Alstom de -2,1%, Véolia de -1,6% et EDF de -1,35%. Copyright (c) 2012 CercleFinance.com. Tous droits réservés.




