Recevez
la newsletter

AIR FRANCE-KLM

AF - [ISIN FR0000031122]

Cours : 11,080 €   Variation : -0,54%
Marché : Euronext Paris (temps différé)
   

Philippe Calavia

directeur général délégué d’Air France- Affaires Economiques et Financières

«La consolidation est indispensable si les transporteurs veulent assainir leur situation économique»

(Easybourse.com) Un commentaire sur les résultats que vous venez de publier, à quoi attribuez-vous la croissance de 7,8% du résultat d'exploitation ?
Nous l’attribuons essentiellement à l’excellent dynamisme de la principale activité du groupe, à savoir le transport de passagers. Nous avons une demande très forte, supérieure à la capacité. La croissance mondiale est toujours très soutenue, et nous avons une évolution positive de la recette par passager sur l’ensemble du semestre.

Quels ont été les moteurs de votre croissance ?
Notre capacité  à contenir la hausse des coûts grâce aux synergies entre Air France et KLM.

La part des actionnaires non résidents a atteint 47% de votre capital. Comptez-vous mettre en œuvre un dispositif de « protection de nationalité » ?
Nous avons alerté le marché en lui disant qu’il y avait un risque. Nous allons faire des sondages sur la géographie de notre capital. Nous prendrons des mesures afin de préserver les droits de trafic d’Air France si c’est nécessaire, mais nous espérons que les choses s’ajusteront d’elles-mêmes.

Quel est l’avancée du projet de création d’une compagnie à bas prix, filiale de transavia.com, et pourquoi cette initiative ?
Ce n’est pas une compagnie à bas prix sur le modèle des low-cost. Elle aura une double activité, celle de charter classique et celle d’une compagnie qui propose des vols moyens courrier à prix intéressants. Pour le moment, c’est un segment de marché sur lequel nous ne sommes pas présents, puisque nous nous adressons principalement à une clientèle d’affaires. Mais il y a une véritable demande pour avoir des partenaires aériens qui ont une image de qualité. C’est un marché très particulier où la recette unitaire est basse, ce qui implique d’avoir des coûts très bas. A l’heure actuelle, ceux qui sont les moins chers ne sont pas forcément les plus fiables. Cette compagnie positionnée sur le marché du loisir devrait voir le jour en juin 2007. Elle proposera notamment un accès direct à la Tunisie, au Maroc et à l’Egypte.

Vous allez recevoir vos premiers A380 au printemps 2009, est-ce que ce retard va affecter votre plan de croissance ?
Il y a eu deux vagues de retard successives. Nous avons été amenés à réagir rapidement et nous avons pris les dispositions nécessaires pour combler ce trou sans avoir de sous-capacité. Le retard ne nous affectera pas en termes de croissance. Mais cela nous a quand même pénalisés car l’A380 est très compétitif en termes de coût unitaire. L’Airbus peut transporter 530 personnes et nous le remplaçons par des appareils à la capacité légèrement inférieure. Nous sommes donc en discussion avec EADS afin d’obtenir une indemnisation.

Quel est votre premier bilan trois semaines après la mise en place des nouvelles mesures de sécurité sur le contenu des bagages cabines ?
Il y a d’abord l’impact sur le trafic et celui sur les clients.
Le trafic reste très positif, on ne constate aucun signe d’infléchissement de notre activité. Quant à nos clients, ils ont éprouvé quelques difficultés les premiers jours. Maintenant, ils savent qu’ils doivent mettre les bagages en soute s’ils partent plusieurs jours, ou transporter moins de liquide dans les bagages à main. Nous espérons qu’après une phase d’observation de 6 mois, nous pourrons assouplir ces mesures qui vont trop loin par rapport aux effets escomptés.

Quelle est votre position concernant l'offre non sollicitée lancée par US Airways sur votre partenaire américain Delta Airlines ?
C’est positif en ce qui concerne la signification de l’offre. Cela signifie peut-être que les Américains vont commencer à évoluer en matière de consolidation. Ce mouvement est indispensable si les transporteurs veulent assainir leur situation économique. Mais d’après ce que l’on a compris, cette offre est un peu agressive. Delta est régi par le chapitre 11, et nous suivons ce dossier de près dans la mesure où c’est l’un de nos partenaires principaux. Nous restons vigilants afin de continuer d’avoir un accès efficace au marché américain.

Que répondez-vous aux rumeurs récurrentes évoquant une prise de contrôle d'Alitalia par Air France-KLM ?
Notre position est claire. Dès l’origine de notre accord avec Alitalia en 2001, il y a avait une perspective de fusion éventuelle. Cette perspective a été renouvelée lors du rapprochement avec KLM. Alitalia avait vocation à rejoindre le groupe. Les conditions préalables sont toujours les mêmes : il faut qu’Alitalia arrive à définir un business plan qui ramène l’entreprise à la rentabilité. Il faut ensuite être sûr que nous partageons la même vision des choses. Enfin, nous devons être certains que ce rapprochement va produire des synergies. Aujourd’hui, il n’y a pas de négociations avec Alitalia.

Le mot de la fin pour vos actionnaires.
Nous nous battons pour pouvoir garantir un prix de l’action en accord avec la progression de l’entreprise, malgré la concurrence et le prix élevé du carburant. L’action a fortement augmenté depuis le mois de janvier, mais il y a encore une marge de progression. Plus nos résultats s’amélioreront, plus nous pourrons verser de dividendes à nos actionnaires.

Propos recueillis par M.L.H.



Publié le 23 novembre 2006

Copyright © 2006 logo easybourse

Partager sur:


Partager sur Blogger Partager sur Delicious Partager sur Digg Partager sur Facebook Partager sur Furl Partager sur Linkedin Partager sur Myspace Partager sur Twitter Partager sur Technorati Partager sur Viadeo

Graphique intraday - sur un an

Son parcours


Né le 1er octobre 1948

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Bordeaux
Ancien élève de l'Ecole nationale d'administration

1978-82 : Administrateur civil à la direction du budget du ministère des Finances

1982-84 : Secrétaire général de l´établissement public de l´Opéra-Bastille

1984-86 : Conseiller technique au cabinet du Premier ministre Laurent Fabius

1986-92 : Chef de bureau à la direction du budget au ministère des Finances puis Conseiller budgétaire de Pierre Bérégovoy (ministre d´Etat) et de Michel Charasse (ministre délégué auprès du ministre d´Etat), enfin Directeur de cabinet de Michel Charasse

1992-96 : Directeur général du Crédit national puis Directeur général du groupe Crédit national/BFCE

1997-98 : Directeur général de Natexis S.A. et de Natexis Banque

Août 1998 : Air France, directeur général délégué Affaires économiques et financières, directeur d'Air France Finance S.A.

Depuis mai 2005 : Directeur Financier de la société Holding Air France-KLM.

 


Air France-KLM figure parmi les 1res compagnies aériennes mondiales.
Le chiffre d’affaires par activité se répartit entre le transport de passagers, celui de fret et les prestations de maintenance.

Fin mars 2006, le groupe disposait d'une flotte de 575 avions répartis entre les flottes nationales Air France (258, dont 151 détenus en propre et 107 en location) et KLM (129, dont 21 en propre et 108 en location), les flottes régionales Brit Air (44, dont 9 en propre et 35 en location), KLM Cityhopper (53, dont 27 en propre et 26 en location) et City Jet (19, dont 5 en propre et 14 en location), et autres (72, dont 16 en propre et 58 en location).

 

Indices

CAC 40 3 729,36 Pts -0,82%
DOW JONES 10 318,16 Pts -0,14%
Nasdaq Comp 2 146,04 Pts -0,50%
Nikkei 225 9 497,68 Pts -0,54%

Mat. 1ère/Devises/Taux

EUR/USD 1,49 --
Euribor 1 ans 1,22 --
Gold Index -- --
Pétrole (New York) 78,45 -1,59%