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Les Sicav et FCP
Un portefeuille en ordre de marche
L’idée de départ est simple : se regrouper entre épargnants, mettre en commun ses économies, les confier à un gérant, ne plus s’occuper de rien, et attendre tranquillement que l’épargne placée fasse des petits.
Ainsi ont vu le jour les Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM), créés par des établissements financiers, qui regroupent les Sociétés d’investissement à capital variable (Sicav) et les Fonds communs de placement (FCP). Les capitaux réunis sont divisés en parts, que chaque particulier peut vendre ou acheter à sa guise.
Les OPCVM monétaires sont des produits à faible durée de vie, rémunérés en fonction des taux d’intérêt à court terme. Ils sont recommandés pour des placements de moins d’un an, entre la vente d’un bien immobilier et le rachat d’un autre par exemple. Plus intéressants, mais un peu plus risqués, on trouve les OPCVM obligataires, dont les fonds sont placés dans des obligations françaises ou internationales. Enfin, le risque est maximum pour les OPCVM investis en actions. Au-delà de ces grandes classifications, plusieurs sous catégories existent, permettant à chacun de trouver le produit idéal et le mode de gestion qui lui convient.
Alors qu'un fonds classique peut être orienté géographiquement ou sectoriellement, les fonds profilés ont pour objectif d'offrir à leur souscripteur une gestion sur mesure, le libérant du souci d'évaluer l'opportunité des achats et des ventes, tout en respectant son choix en termes de prise de risque. La tâche du gestionnaire est en effet de modifier la répartition des fonds qui lui sont alloués en fonction de ses anticipations de l'évolution des marchés, et en se conformant aux desiderata de son client.
Ces fonds sont parfaits pour les épargnants qui souhaitent investir sur l'ensemble des marchés mondiaux mais qui n'ont ni le temps, ni les connaissances pour le faire et n'ont pas les moyens financiers de s'offrir une gestion sous mandat. Certains professionnels parlent d'ailleurs de 'gestion sous mandat industrialisée'. |
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| Choisir son OPCVM |
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Déterminer quel type d’OPCVM convient le mieux à son propre tempérament d’épargnant est un premier pas. Mais deux points doivent encore être vérifiés avant de souscrire : la performance et les frais. La performance, exprimée en valeur absolue, permet la comparaison entre deux fonds investissant dans le même secteur.
Attention aux commissions prélevées par l’émetteur ! Selon leur niveau, elles pourront être un frein à une revente rapide. Dans un cas extrême, si l’achat de parts entraîne un prélèvement de 3 %, et la revente un autre de 2,5 %, la progression réelle sera amoindrie de 5,5 %. Il vous faudra donc attendre que la performance ait atteint ce niveau pour revendre sans perte. |
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| Sicav ou FCP ? |
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Rares sont les investisseurs qui connaissent la différence entre les deux grandes familles de produits, Sicav et FCP, essentiellement juridique. La valeur de la part de FCP est généralement établie de manière hebdomadaire, et non quotidiennement comme pour les Sicav.
La plus petite taille du FCP lui autorise une spécialisation plus pointue, sur une activité nouvelle ou un pays émergent par exemple. Cette particularité est intéressante, mais peut faire du FCP un outil risqué pour un particulier. Dans la pratique, les différences entre les deux produits sont presque inexistantes. |
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