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Par easy |
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PLUS EUROPE: Le plan de Fortis pourrait lui créer des soucis |
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| Posté le 27/06/2008 à 15h18 |
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Sean Walters DOW JONES NEWSWIRES Fortis risque de créer plus de problèmes qu'il n'en résoudra avec son plan complexe de recapitalisation, destiné à remettre son bilan d'aplomb après l'acquisition d'une partie d'ABN Amro pour 24 milliards d'euros l'année dernière. Ce plan de recapitalisation porte également un coup à la réputation du groupe de services financier belgo-néerlandais. En janvier, l'administrateur délégué du groupe, Jean-Paul Votron, avait promis aux actionnaires qu'il n'y aurait pas d'appel au marché, même s'il était évident que Fortis et Royal Bank of Scotland payaient le prix fort pour acquérir ABN Amro alors que le cycle bancaire était à son zénith en 2007. Sans doute au vu de l'accueil glacial réservé aux augmentations de capital réalisées par UBS, Société Générale, RBS, Crédit Agricole et HBOS, la première institution financière cotée de la région du Benelux n'a mis les investisseurs à contribution qu'à hauteur de 3 milliards d'euros, sur les 8 milliards d'euros qui lui sont nécessaires pour rétablir son bilan. Fortis prévoit ainsi d'émettre pour 1,5 milliard d'euros d'actions nouvelles et d'économiser 1,3 milliard d'euros en versant un dividende final en actions, et non en numéraire. Jusque-là tout va bien. Seulement Fortis pourrait se mettre en danger pour l'avenir en voulant récolter les 5 milliards d'euros restants à travers l'émission d'instruments de capitaux non dilutifs et la vente d'actifs non stratégiques. Après tout, la vente par Fortis de certains actifs d'ABN, comme la société d'affacturage IFN Finance, s'avère déjà problématique dans ce contexte économique difficile. Fortis s'attend à un prix de vente inférieur de 300 millions d'euros à la valeur de l'actif net. Compter sur de nouvelles cessions pour générer 1,5 milliard d'euros pourrait être imprudent alors que l'appétit pour les actifs financiers est faible en Europe, malgré la chute des prix. Fortis ne devrait pas avoir de problème pour son émission de deux milliards d'euros d'instruments de capitaux non dilutifs, mais rien ne remplace le numéraire. Et plus le cours de Bourse de Fortis baisse, moins ces titres sont susceptibles d'être convertis en actions. Ces 14 derniers mois, le titre de la banque a chuté de 63%, et son ratio cours sur valeur comptable est tombé à 0,82. Cela correspond encore aux ratios de Deutsche Bank et Commerzbank, et dépasse celui de Crédit Agricole, à 0,53. Le titre n'a toutefois peut-être pas atteint un plancher. Par ailleurs, l'atteinte de l'objectif d'un ratio Tier 1 de 6% d'ici fin 2008, alors qu'il était inférieur à 5% fin 2007, n'est pas garantie. Notons que la performance opérationnelle des activités de banque et d'assurance de Fortis n'a pas été brillante, la plupart des divisions du groupe ayant connu un ralentissement au premier trimestre. Les analystes sont convaincus que les résultats du groupe financier belgo-néerlandais vont connaître une amélioration au cours des deux prochains exercices, ce qui va permettre au bancassureur de renforcer sa base capitalistique. Fortis a toutefois reconnu que sa performance du deuxième trimestre n'était que légèrement meilleure que celle du premier trimestre. Toute reprise pourrait donc s'avérer lente. Jean-Paul Votron ne semble pas menacé pour le moment. Mais si Fortis ne parvient pas à lever les fonds qui lui sont nécessaires pour rétablir son bilan, les actionnaires pourraient perdre patience - comme ce fut le cas chez ABN Amro l'année dernière. -Sean Walters, Dow Jones Newswires (END) Dow Jones Newswires June 27, 2008 09:07 ET (13:07 GMT)
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