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Par easy |
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PLUS EUROPE:Banques: l'art et la manière de lever du capital |
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| Posté le 01/07/2008 à 16h12 |
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Sean Walters DOW JONES NEWSWIRES COLUMN Fortis et Natixis viennent de découvrir que l'art de lever des capitaux est tout aussi important pour la confiance générale des investisseurs que le montant de l'opération. Barclays l'avait bien compris. L'annonce cette semaine par la banque britannique d'une augmentation de capital de 4,5 milliards de livres a été bien accueillie par le marché, au contraire de celles de Natixis et de Fortis. Prenons Natixis. La banque française veut lever 1 milliard d'euros, ce qui n'est pas énorme comparé aux montants que ses concurrentes ont demandé à leurs actionnaires de débourser. Et pourtant, au lieu de procéder à une émission de titres ouverte à tous les investisseurs, Natixis se tourne vers ses deux principaux actionnaires, Banque Populaire et Caisse d'Epargne, qui vont tous deux lui accorder une avance d'actionnaires de 500 millions d'euros chacun. . Le problème, c'est que Natixis va probablement rembourser Banque Populaire et Caisse d'Epargne avec des titres hybrides. Par conséquent, cette injection de 1 milliard d'euros ne sera pas d'un grand secours pour le ratio core Tier 1 de Natixis, qui ne ressortait qu'à 5,5% à la fin du premier trimestre. Et toute augmentation des actifs pondérés du risque de Natixis au deuxième trimestre - estimée à 2% par Credit Suisse - réduira encore davantage ce ratio, car le capital core Tier 1 n'a pas augmenté.Certes, ni Natixis ni Fortis ne sont au bord de la faillite; ce qui est mis en cause, c'est plutôt leur capacité à développer leurs activités. Natixis va donc se retrouver avec un bilan plus fragile que HBOS, qui aura, après son augmentation de capital de 4 milliards de livres, un ratio core Tier 1 entre 6% et 7%, et plus fragile aussi que Royal Bank of Scotland, qui aura un ratio core Tier 1 d'au moins 6%. Le plus inquiétant pour Natixis et Fortis, qui ne veulent lever que 3 milliards d'euros sur les huit dont ils ont besoin auprès des investisseurs, le reste provenant de cessions d'actifs et d'émissions d'actions préférentielles, c'est le message que de telles opérations envoient aux actionnaires. Ce qui compte aujourd'hui plus que jamais, c'est la confiance que les investisseurs accordent aux banques, plus encore que la question de savoir si leur bilan est suffisamment capitalisé. Il suffit de voir ce qui est arrivé à Bear Stearns et à Northern Rock lorsque les investisseurs ont perdu confiance. En revanche, une augmentation de capital réussie, comme celle de Royal Bank of Scotland ou de Société Générale, est au moins un signe que les actionnaires ont une certaine foi dans les futures performances de la banque, même si les perspectives semblent fragiles à court terme. Cette confiance, bien qu'intangible, est un actif précieux, surtout lorsque les perspectives l'environnement économique semble si morose. Natixis et Fortis donnent l'impression d'avoir eu peur de procéder à de vraies augmentations de capital, peut-être parce qu'elles anticipaient un échec. Or cette impression suffit à ébranler la foi des investisseurs dans les banques. Et sans le vote de confiance que confère une véritable augmentation de capital, les investisseurs risquent de devenir de plus en plus méfiants. Le jeu que jouent Natixis et Fortis n'est pas sans risque, surtout avec des valorisations déjà si faibles. Les deux banques ont perdu 60% de leur valeur boursière l'an dernier, et elles ont toutes les deux sous-performé l'indice Euro STOXX Banks de 33% et 43% respectivement sur la même période. -Sean Walters, Dow Jones Newswires (END) Dow Jones Newswires July 01, 2008 10:01 ET (14:01 GMT)
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