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Message d'origine à la discussion |
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Par easy |
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PLUS: Les qualités défensives de Vinci oubliées |
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| Posté le 01/07/2008 à 17h26 |
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Jocelyn Jovène, DOW JONES NEWSWIRES PARIS (Dow Jones)--Les investisseurs semblent avoir totalement perdu de vue les qualités défensives de Vinci. La sanction boursière subie par le titre, qui n'est pas étrangère à l'environnement économique actuel, semble pourtant injustifiée au regard du développement récent du groupe. En un an, le cours de Bourse de la société a fondu de près de 33%, contre un repli de 28% pour le CAC 40. Pourtant, Vinci n'a cessé ces dernières années de renforcer son activité de concessions, qui offre une bonne visibilité en termes de chiffre d'affaires et une relative stabilité de ses cash-flows. Cette activité a représenté l'an dernier 15% du chiffre d'affaires de Vinci, mais 56% de son résultat opérationnel courant. Le renforcement du groupe dans les concessions d'autoroutes et de parking a été accéléré sous la présidence d'Antoine Zacharias, et a contribué à une hausse spectaculaire des marges du groupe, passées en 10 ans de tout juste 1% à près de 10%. Les actionnaires de Vinci vivent donc un étrange paradoxe. Alors que le profil défensif du groupe s'est renforcé ces dernières années, son cours de Bourse reste fortement corrélé à l'évolution du marché dans son ensemble. Les raisons de cette volatilité accrue du titre tiennent aux effets du ralentissement de l'économie sur des secteurs clefs comme la construction et l'immobilier, sur l'impact de la hausse du prix du baril de pétrole sur le trafic routier, et aux craintes qu'un resserrement des conditions de crédit ne pèse sur le métier des concessions, qui a largement recours à l'endettement. Pourtant, fin 2007, le groupe respectait les conventions de crédit (covenants) attachées aux divers instruments de dette du pôle concession. En outre, les deux tiers de la dette à long terme du groupe sont à taux fixe. Vinci indique dans son document de référence qu'une variation des taux d'intérêt aurait un effet relativement limité sur ses résultats et son patrimoine. Vinci investit aussi dans plusieurs relais de croissance, comme en attestent son renforcement dans les infrastructures aéroportuaires et sa montée au capital d'Aéroports de Paris, ainsi que ses investissements dans le rail, à l'heure où le trafic ferroviaire bénéficie de l'envolée des coûts du carburant. Plus généralement, le groupe occupe une position de leader en France dans les partenariats public-privé dans divers secteurs (université, hôpitaux, prisons), qui devraient bénéficier d'un environnement réglementaire plus favorable en France. Les motifs d'inquiétude existent donc bel et bien, mais ils doivent être relativisés au regard du profil défensif développé par le groupe et de sa diversification récente. Fin mars, le groupe réitérait son objectif de croissance, tandis que son carnet de commandes progressait de 4,6%, représentant environ 10 mois d'activité. La publication du chiffre d'affaires du premier semestre fin juillet devrait être l'occasion pour la direction de Vinci de rassurer sur les perspectives du groupe. -Jocelyn Jovène, Dow Jones Newswires; +33 (0)1 40 17 17 40; jocelyn.jovene@dowjones.com (END) Dow Jones Newswires July 01, 2008 11:16 ET (15:16 GMT)
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