EADS n'exclut pas des acquisitions notamment en zone dollar. Fort de ses liquidités, le groupe aéronautique européen souhaite étendre ses positions dans les domaines des services, de la sécurité ou de la défense.

"Nous sommes assis sur un coussin confortable de cash: plus de dix milliards d'euros", a déclaré Hans-Peter Ring, directeur financier du groupe lors d'une conférence de presse aux Mureaux, près de Paris. Il a développé l'idée de rééquilibrage du groupe où Airbus prédomine largement.

Pour Louis Gallois, cette réserve avait été jusque maintenant préservée à cause du manque de visibilité. Le patron d'EADS a également affirmé que d'après lui, les grands avionneurs devront immanquablement engager des partenariats. D'aucun évoque une proximité d'intérêt entre Airbus et le brésilien Embraer et entre Boeing et le canadien Bombardier.

"Il sera difficile d'imaginer 5 à 6 constructeurs sur le même type d'appareils et sur les mêmes marchés. Ce ne sera pas viable" a déclaré Louis Gallois. Il exclut toutefois que le marché reviendra à une situation de duopole. Le patron d'EADS sait que son secteur évoluera dans un environnement où les constructeurs chinois monteront en puissance.